Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 Une rencontre fortuite.

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   Arcarum   

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MessageSujet: Une rencontre fortuite.   Dim 27 Nov 2011 - 14:48

Petite note HRP : Ceci est tiré d’une anecdote IG qui m’a pas mal inspiré. C’est pourquoi cet essai ne sera pas très long.
J’ai détaillé une partie de BG de mon personnage dans ma candidature, et je le remettrais probablement ici dans les mois à venir (Qui a dit flemmard ?). En attendant, pour ceux qui ne l’ont pas lu, je résume rapidement l’histoire que vous compreniez ce qui va suivre.

Arcarum, bombardé commandant d’une sous unité de l’armée de Brakmâr (envoyée en Amakna) d’environ 500 hommes, trouve refuge dans la cave d’une maison de paysans, traqué par des bontariens supérieurs en nombre utilisant une magie liée à des parchemins. Par le biais de la télépathie commune, il sent alors la mort de chacun de ses compagnons d’armes. Paniqué, il écrit alors une lettre au clan de Nédora-Riem afin d’avoir un endroit où aller dans l’optique ou il survivrait. Ce faisant, il entend du bruit à l’étage : les gardes bontariens semblaient avoir retrouvé sa trace. Se préparant à livrer son ultime combat, il sent le sol sous ses pieds se dérober. Il découvre alors une cache, probablement utilisée par les paysans pour dissimuler leurs récoltes au moment de payer les impôts. S’y réfugiant, il confie alors sa lettre à son fidèle tofu messager, lui donnant pour mission de la livrer au clan, à n’importe quel prix. Finalement sauvé par la trappe, il passa l’hiver aux côtés des Sadidas, en leur temple. C’est là qu’il rencontra Misono, une jeune disciple de Sadida qu’il se mit à fréquenter. Bien qu’ayant été coincé par l’hiver, son tofu messager parvint finalement à livrer la lettre, plusieurs mois en retard. Retourné en Astrub au printemps, Arcarum passa avec succès les épreuves d’entrée dans le clan et reçu le soutien de plusieurs mercenaires. Ce que je m’apprête à vous conter se passe au moment où Arcarum, portant fièrement son uniforme de recrue et ayant retrouvé sa confiance, écume le monde à la recherche d’endroits pour s’entraîner, et d’adversaires à sa mesure. /HRP

Chapitre I

Nous sommes dans le massif de Cania… Au milieu des arbres se dresse, tel un navire fendant les flots, l’immense dôme doré du Kolizéum. Cela fait plusieurs semaines déjà que j’en ai fait ma résidence secondaire, logeant dans l’auberge jouxtant l’arène.
Monté dans ma chambre afin de me reposer et de me laver du sang qui recouvrait mon corps après un combat particulièrement acharné, mon attention fut éveillée par des éclats de voix provenant du rez-de-chaussée.
-50 kamas ??? Vous vous foutez de moi ??, tempêta une voix tonitruante.

Quelques pas, puis un coup d’œil par-dessus la rambarde de l’escalier de l’étage, et je parvins à distinguer son propriétaire. La voix était celle d’un disciple d’Ecaflip, presque dans la force de l’âge, portant fièrement une perruque noire. Sa longue cape traînait sur le sol, et on pouvait voir à la forme bizarre du tissu en certains endroits qu’elle recouvrait toute une panoplie d’armes. La plus impressionnante était une épée rosâtre, qui pendait négligemment à son côté. C’est d’ailleurs là qu’était posée sa main, prêt à la dégainer au moindre sursaut.
« Excusez-moi, monsieur, mais c’est le prix des consommations. ». La pauvre serveuse, une amie, qui lui faisait face, paraissait vraiment minuscule, et son visage se décomposait à vue d’œil.
Je décidais alors de lui venir en aide. Descendant tranquillement l’escalier, je lançais d’une voix égale : « Ne t’en fait pas, Sheyine, ce monsieur va payer… Ou s’en aller. ». Le disciple d’Ecaflip se retourna, et répliqua :
-Qui es-tu donc pour me répondre ainsi ? Tu ne sais pas à qui tu t’adresses, pauvre gueux…

D’ordinaire, je suis de nature relativement placide. Seulement, il y a des limites à ne pas franchir et en me parlant ainsi, le disciple d’Ecaflip venait de s’en rapprocher dangereusement. C’est pourquoi je me saisis d’un bâton posé contre le mur, et m’approchait de lui.
-Attention tout de même… Le gueux pourrait te réserver bien des surprises.
-Voyons donc cela, dit-il en dégainant son épée. Aussitôt, des dizaines de clients de la taverne brandirent leurs propres armes, prêts à me prêter main-forte. Il faut dire que l’on n’aimait pas beaucoup les étrangers, par ici… Et que mes multiples combats remportés en arène avaient grandement contribués à ma popularité dans cette région. C’est pourquoi le disciple d’Ecaflip se retrouva rapidement cerné par plusieurs habitués mécontents.
-J’apprécie votre aide, mes amis, mais nous allons régler cela de manière pacifique, lançais-je. Monsieur va payer, ou s’en aller.
-Et si je refuse ?
-Eh bien, je pourrais dire à ces gens qu’ils règlent cette affaire comme bon leur semble…

Le disciple d’Ecaflip n’était pas fou. Il rengaina son épée, ouvrit une bourse qui pendait à sa ceinture, jeta quelques pièces sur le comptoir et arracha littéralement la bière des mains de la serveuse. Il alla ensuite s’accouder au comptoir de la taverne. Relativement intrigué par ses habits, qui témoignaient d’un cercle de puissance relativement élevé, et inquiété par un sombre pressentiment, je l’y rejoignis.
-Et quel genre de guerrier êtes-vous pour débarquer ici et manquer massacrer une dame, simplement parce que le prix des consommations ne vous convient pas ?
-Je suis Karukera ! Officier bontarien, actuellement en mission. C’est pourquoi j’exige que l’on me donne votre meilleure…. Hum… (Il s’arrêta un instant, regarda autour de lui, et termina sa phrase) piaule.

C’est ce que je craignais. J’ignorais totalement comment il avait fait pour se retrouver ici, mais la mission de cet officier allait probablement me causer des soucis, surtout si elle consistait à m’éliminer. Comment les bontariens avaient-ils fait pour retrouver ma trace ? Après de si long mois, je pensais m’en être débarrassé. Surtout que les Sadidas m’avaient assuré que la magie liée aux parchemins de recherche allait bientôt disparaître. Mais je fus rapidement interrompu dans ma réflexion.

-Déjà, si vous voulez avoir une chance d’avoir un toit sur la tête ce soir, il va falloir parler meilleur !, tonna une voix derrière la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvrit et laissa place au patron de l’auberge, un véritable colosse, qui portait dans ses bras plusieurs lourdes planches de bois. Un silence immédiat s’installa dans la salle… Même le disciple d’Ecaflip, pourtant solidement charpenté, n’osait piper mot. Le tavernier reprit alors la parole :
-Encore un gosse de riche venu chercher la gloire dans l’arène… Leurs cadavres se comptent par dizaines. J’ai encore dû en enterrer toute une charrette ce matin même. T’aura ce qu’on te donnera comme chambre, et c’est tout !
-Du moment que j’en ai une…, grogna Karukera, peu enclin à cherche querelle à pareil géant.
-Il y a une vieille chambre inoccupée au premier, Arca’ te montrera le chemin, conclut l’aubergiste.

D’un hochement de tête, j’approuvais, bien que l’idée de savoir cette créature tout près de moi durant la nuit ne m’enchantais guère… Surtout que les disciples d’Ecaflip sont réputés capables de voir dans l’obscurité.
Une fois sa bière terminée, il daigna me suivre, non sans accorder un regard dédaigneux à l’assemblée, qui avait repris ses discussions habituelles. D’un geste, il me fit signe de passer devant, ce à quoi j’obéis. Je ne le craignais pas, mais il valait mieux parfois laisser passer ce genre de tentatives d’intimidation. Nous gravîmes les escaliers, et je lui montrais d’un signe de tête la porte de sa chambre. Il l’ouvrit, jeta un œil à l’intérieur, et afficha ouvertement sa répulsion. Mais il finit quand même par y entrer, tout en fermant la porte derrière lui.

Aussitôt, je redescendis au comptoir et engageai la conversation avec le tavernier :
- Un officier bontarien, hum… On en voit rarement par ici. Je me demande bien ce qu’il vient faire.
-Moi aussi, surtout à la lecture des dernières nouvelles. Tu savais que les forces bontariennes étaient mobilisées en masse ? Apparemment, Amayiro a décidé de porter à Brakmâr un coup fatal, après la déroute d’Oto Mustam en Amakna.
J’avais conscience que je m’aventurais en terrain sensible, personne ici n’étant au courant de mon passé. C’est pourquoi je décidai de changer de sujet.
-De beaux combats en perspective dans l’arène, demain ?
-Apparemment, oui. On m’a rapporté qu’un jeune disciple de Sram défiait tout les pronostics et était parvenu à abattre plusieurs champions réputés invincibles. On dit même qu’Oxydis a mordu la poussière, face à lui… Il sera opposé demain à plusieurs guerriers, sur sa demande.
-Intéressant… J’irais voir cela. En attendant, je vais monter me reposer. Mon dernier combat à été relativement difficile.
-J’ai vu ça. Belle technique. J’espère que tu resteras en vie aussi longtemps que possible, dit-il en faisant un clin d’œil.

Habitué à son humour noir, je ne relevais pas. Je souhaitais une bonne soirée à l’ensemble des clients, puis montai me coucher.
Au milieu de la nuit, je fus réveillé par un bruit aigu, pas forcément très fort, mais répétitif. On eût dit des ongles crissant sur un tableau noir… J’attrapai une dague qui reposait sur ma table de chevet, puis je me levai. Une fois dans le couloir, j’identifiais sans peine la provenance de ce bruit : la chambre de Karukera, juste à côté. La porte était entrebâillée. Je ne pus m’empêcher d’y jeter un œil.
A l’intérieur, le disciple d’Ecaflip, à genoux devant une statuette de son dieu, aiguisait son épée. Le frottement de la lame sur ce que j'identifiais comme une pierre à aiguiser était à l'origine du bruit. Il récitait une prière, dont je ne parvins à saisir que quelques mots « chance…arène…combat ».
Cela me suffit. Je retournai dans ma chambre, la tête remplie de points d’interrogations… Il allait donc combattre, probablement demain. Mais que faisait un officier bontarien, seul qui plus est, au Kolizéum ? Le lendemain allait sans doute m’apporter bien plus de réponses que je ne le souhaitais…

Re-petite note HRP : L’utilisation d’un narrateur interne au personnage est une technique que je voulais essayer, car je pense être meilleur en ce domaine qu’au passé rapporté. Mais si cela déplaît à ceux d’entre vous qui auront pris la peine de tout lire, je peux changer cela sans soucis. J’espère que la première partie vous a plue, bien qu’elle ne soit pas riche d’actions. Ce « manque » sera corrigé dans les prochaines, je puis vous l’assurer…
Allez-y, lâcher vos coms', toute critique constructive sera bienvenue !


Dernière édition par Arcarum le Mar 8 Mai 2012 - 14:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre fortuite.   Lun 19 Déc 2011 - 18:41

Chapitre II


Ainsi donc, je me réveillais le lendemain avec pour objectif l’éclaircissement de ces mystères. C’est dans l’arène que j’allais trouver réponse à mes questions, c’est pourquoi, après m’être habillé, je descendis à la taverne afin de me renseigner sur le programme des combats. Rapidement, je me rendis compte qu’il y en avait assez peu, ce qui me permettrait de ne pas passer trop de temps dans l’arène. Au passage, je notais l’absence de Karukera.

De bonne humeur comme à son habitude, le tavernier me proposa quelques Gatrool, que je déclinais poliment. Plongé dans de sombres pensées, je saluais les clients et sorti dans l’air frais du matin. La brise était vivifiante, mais le vent charriait une odeur de chair calcinée… Odeur à laquelle il fallait s’habituer lorsque l’on vivait près d’une structure à laquelle on donnait par ici le doux nom de « Porte de la mort »… Une foule de spectateurs s’agglutinait déjà à l’entrée du Kolizéum. Peu désireux de patienter, je décidais d’entrer par la porte des combattants. Combien de fois ne l’avais-je déjà franchi en me disant que ce serait sans doute la dernière fois… Mais aujourd’hui, je ne venais pas pour combattre. Je traversais un sombre couloir, puis arrivait dans la pièce principale, où étaient entreposées les armes favorites des combattants. Je m’y arrêtais un instant. Au sein même du mur, niché dans une petite enclave, reposait ma propre arme... Exactement là où je l’avais laissé, espérant ne plus la ré-empoigner. Il était très rare que je la sorte du Kolizéum, n'ayant que rarement à m'en servir hors de celui-ci.

Cela faisait plusieurs années déjà que j’avais confectionné ce bâton, suivant les instructions d’un marchand frigostien qui m’avait vanté ses capacités à donner la mort. Jusque là, je n’avais jamais été déçu. Une clameur m’arracha soudain à mes pensées : apparemment, les premiers combattants étaient sur le point d’entrer dans l’arène. Je me dépêchais de gravir un escalier, situé sur la gauche de la pièce, et me retrouvais dans un petit corridor qui débouchait directement sur les gradins. J’y pris place, attendant de voir la suite des évènements.
Apparemment, le combat qui allait suivre était un combat classique : un affrontement de quatre combattants, deux par équipes. Il suffisait d’un seul survivant pour que l’équipe de ce dernier soit proclamée gagnante. Généralement, ce genre de combat était volontairement conçu pour tourner rapidement à l’avantage d’une des deux équipes, de sorte que les deux autres combattants étaient mis à mort sans tarder. Une façon comme une autre de réduire les pertes…

J’observais attentivement l’entrée des combattants. Une grille s’ouvrit, et, d’un pas hésitant, un disciple de Sadida foula (sans doute pour la première fois) le sable rougit de l’arène. Il portait une longue cape blanchâtre, confectionnée sans nul doute à partir de peaux et d’étoffe de divers Meulous. Son visage était à demi masqué par une coiffe assortie à sa cape : on distinguait sans peine qu’elle provenait du même animal. De longues cornes blanches en sortaient, ce qui conférait à ce personnage une aura mystérieuse et dangereuse. Bien qu’il combatte ici pour la première fois, ce n’était apparemment pas un débutant en matière d’affrontements. Mais il était de notoriété publique qu’il y avait une énorme différence entre les combats en Kolizéum et ceux à l’extérieur de l’arène.
Suivi alors un disciple de Féca, en tenue plutôt classique. Pensant sans doute être protégé par ses boucliers, il n’avait apparemment pas pris la peine d’enfiler une armure où une quelconque tenue de combat. Il semblait plein d’assurance. A l’ovation que fit la foule à son entrée, je compris qu’il s’agissait d’un habitué des lieux. Tant mieux, il y aura donc du spectacle…
C’est alors que je le vis. Passée inaperçue à côté de celle du disciple de Féca, l’entrée de Karukera était en effet très discrète. Il n’était pas sorti de derrière la grille principale, comme les autres, mais d’une petite porte opposée, située sous les gradins d’en face. Il ne cherchait pas à attirer l’attention, ni à se faire remarquer par un quelconque comportement. Un point positif, quand on cherchait à rester en vie…
Enfin, un disciple d’Eniripsa vint compléter le trio. Ce dernier semblait bien moins rassuré que les trois autres. En effet, de ma place, je parvenais à voir qu’il avait du mal à maîtriser le tremblement de ses mains. Ses ailes, dont sont si fiers ceux de sa race, étaient recroquevillées contre son dos, et il semblait minuscule à côté de Karukera et du disciple de Sadida qui lui faisait face.

Les équipes n’étant pas définies, un disciple d’Ecaflip sauta de la première rangée de gradins, atterrit souplement au sol et vint rapidement se camper au milieu des combattants, une paire de dés à la main. Il en remit un à Karukera et un autre au disciple de Féca, et annonça que les équipes seraient tirées au sort en fonction du chiffre affiché par les dés. Ayant vécu plusieurs fois des scènes similaires, je savais que les deux chiffres les plus grands seraient opposés aux deux plus petits. Après avoir lancés les dés, les deux combattants les remirent à leurs voisins, qui les lancèrent à leur tour.
Rapidement, le disciple d’Ecaflip dispersa les équipes et regagna sa place : Karukera était associé au disciple de Sadida, contre les deux autres. Quelqu’un souffla dans une corne de Minotoror, et un bruit grave et rauque se répercuta dans toute l’arène, qui était devenue soudainement silencieuse : le signal de début du combat était donné…

Aussitôt, le disciple de Féca érigea autour de lui et de son partenaire une série d’armures colorées, destinées à bloquer les sorts et à réduire les potentiels dégâts au corps à corps. Pendant ce temps, son compagnon récita une suite d’incantations qui avait pour but de stimuler les membres de son équipe. Il semblait avoir rapidement retrouvé sa confiance, et c’est d’un geste plein d’aisance qu’il dégaina sa baguette. Le camp adverse n’avait pas perdu de temps non plus : on ne comptait déjà plus les nombreuses poupées ensorcelées qui parsemaient le sol au pied du disciple de Sadida, et avec un cri sauvage, Karukera dégaina son épée et se rua dans la mêlée. Il fut rapidement repoussé par un coup de bâton qui lui toucha l’épaule : conséquence des incantations du disciple d’Eniripsa, la vitesse et la puissance des combattants adverses était démultipliée. Poussant son avantage, le disciple de Féca asséna une série mortelle de coup de bâton, que Karukera ne parvint à esquiver que par miracle. Les poupées n’eurent pas autant de chance, et quelques unes explosèrent littéralement sous l’impact. C’est pourtant à cet usage que les avait destiné le disciple de Sadida, bien qu’il imaginait sans doute qu’elle ne seraient pas détruites aussi vite. Karukera battit tant bien que mal en retraite, poursuivit par le disciple de Féca.
Mais ce dernier s’empêtra les pieds dans un parterre d’herbe mouvante, dont la pousse rapide avait été encouragée par un sort Sadida, et chuta. Karukera se retourna alors, et avec une allonge très rapide porta un violent coup d’épée, visant la base du crâne du disciple de Féca. Ses armures s’activèrent et dévièrent le coup, mais le son que fit l’épée en les frappant indiqua clairement qu’elles ne supporteraient pas beaucoup plus de coups comme celui-ci. Emporté par son élan, Karukera effectua rapidement une roulade et se remit d’aplomb, en même temps que le disciple de Féca.
Les combats qui réunissaient plusieurs guerriers de soutien se déroulaient toujours exactement de la même façon, et celui-ci ne faisait pas exception à la règle. Une sorte de « schéma » tactique se mettait progressivement en place : plutôt enclins à protéger leurs alliés qu’à aller combattre au corps à corps eux-mêmes, le disciple de Sadida et le disciple d’Eniripsa se positionnaient légèrement en retraite, tandis que Karukera et le disciple de Féca s’échangeaient respectivement de violents coups d’épée et de bâton au centre de l’arène. Il allait de soi que si l’un d’entre eux tombait, le pauvre combattant restant n’avait pas une chance de s’en sortir.

C’est sans doute Karukera qui occupait la position la plus délicate : protégé par ses propres armures et les dons curatifs de son allié, le disciple de Féca ne craignait pas grand-chose et attaquait sauvagement sans songer une minute à se protéger. Karukera ne pouvait alors qu’esquiver et tenter de rendre les coups quand une ouverture se présentait, mais ceux-ci étaient soi déviés, soit immédiatement soignés. De son côté, le disciple de Sadida essayait tant bien que mal de le protéger et d’adopter une attitude offensive tout en contrôlant ses poupées, mais c’était loin d’être gagné. L’équilibre des forces dura encore une poignée de secondes, quand finalement le disciple de Féca parvint à atteindre Karukera à la jambe droite. Ce dernier s’était à peine relevé que son adversaire l’expédiait au sol quelques mètres en arrière avec un mouvement circulaire de son bâton, fauchant au passage quelques poupées.
La foule rugit alors, consciente que l’issue du combat allait se jouer en cet instant.

Le disciple de Féca leva bien haut son bâton au dessus du pauvre guerrier étendu sur le sol, et attendit que tous les regards fussent rivés sur lui avant de l’abattre. Ce fut sans doute cet orgueil qui cause sa perte.
Au moment où le bâton allait toucher sa cible retentit un cri de douleur : profitant que l’attention générale était concentrée sur le disciple de Féca, l’allié de Karukera s’était, d’un bond spectaculaire induit par la magie de ses poupées, rué sur le disciple d’Eniripsa et l’avait immobilisé au moyen d’une énorme ronce. Le temps que la foule comprenne ce qui c’était passé, il l’avait proprement décapité à l’aide d’une énorme épée sortie de dessous sa cape.
Mettant à profit la surprise du disciple de Féca et sa baisse de concentration, Karukera en profita pour lui traverser la poitrine avec sa lame rose. D’un bond, il se releva et d’un coup de griffe, il repoussa son adversaire et l’envoya s’étaler dans la poussière. Le combat était terminé.
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