Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 Une vie qui valait la peine d'être vécue.

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Drylia
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MessageSujet: Une vie qui valait la peine d'être vécue.   Mer 12 Oct 2011 - 20:53



Alors que la saison des récoltes battait son plein, Minerva, tendue et ballonée, était rentrée dans l'étable de sa ferme. Elle envoya sa servante lui chercher son mari, Narvath, ainsi qu'une bassine d'eau chaude et des compresses. Son ventre lui faisait mal, et l'heure tant attendue allait arriver. Elle s'étendit sur la paille, et adressa une longue prière aux Dieux, leur demandant que tout se passe bien, sans trop de souffrances.

"Tout va bien Minerva ?" demanda son homme, essoufflé par la course qu'il venait de faire. " Je dois faire vite, les autres m'attendent pour commencer à faucher le pré d'en face".

Celle-ci acquieça, et lui tendit la main : "Va, ne m'attends pas, je viendrai te chercher lorsque ce sera fini."

Et c'est ainsi que naquit Ophyde, entourée uniquement de sa mère et de sa servante.

A douze ans, Ophyde, comme toutes les fillettes de son âge, passait ses journées à trainer dans les champs et courrir après les garçons. Sa mère la sermonnait souvent, et tentait vainement de l'envoyer à l'école. Quand au père, on ne le voyait plus guère qu'à la taverne, entouré d'ivrognes locaux.

Arriva un jour où Ophyde assista à un évenement qui changea radicalement sa vie. Le voisin, en charriant sa brouette, l'avait reçue sur la jambe. Celle-ci formait un angle inédit, et le voisin, blanc, voyait la Mort d'assez près. Mais aussitôt accourue une petite femme toute frêle, vêtue d'un simple pagne, et, chose particulière, des ailes de fée dans le dos. A l'aide d'incantations, de filtres et de potions, elle secourut un cas pourtant déséspéré, sauvant une vie. Ophyde n'en revenait pas.

Un peu plus tard, n'y tenant plus, elle alla directement dans la maison de la soigneuse pour la féliciter, mais aussi par curiosité. Elle entra sans frapper, puis prit la parole.

"Dame, j'ai vu le miracle que vous avez accomplie tout à l'heure, et je ne saurai vous dire à quel point vous m'avez impressionné."

"Je te remercie, mais sache qu'il ne tient qu'à toi, jeune fille, d'embrasser ma passion envers la déesse Eniripsa, et de devenir une puissante guérisseuse au service des autres." dit-elle.

"Mais... je n'ai que douze ans" rétorqua Ophyde.

"Peu importe l'âge, seule la volonté compte." conclut la disciple d'Eniripsa.

Le lendemain matin, Ophyde rejoignit son futur maître à l'entrée de la ville. Elle ne portait sur le dos qu'un léger sac, contenant ses quelques affaires, et de quoi manger pour un ou deux jours.
Elles se mirent aussitôt en route, ne parlant quasiment pas, et ne firent une pause qu'à la mi-journée. Épuisée, la jeune fille s’effondra sur le sol, et fut réanimée instantanément par sa maîtresse, à coup de pied dans le derrière.
"Tu aura besoin d'être en forme en toute circonstances, lui dit-elle, Aussi je t'aiderai à devenir solide et endurante, mais ne t'attend pas à ce que je te laisse flemmarder ainsi !"
Et elles reprirent la route deux semaines durant, ne faisant que quelques petites haltes à midi et à la tombée de la nuit.
Lorsqu'elles arrivèrent à destination, Ophyde ne comptait plus les cloques, les griffures et les hématomes qui constellaient son corps émacié.
"Je suis contente que tu soit arrivée jusqu'ici, je ne pensais pas que tu tiendrai. Tu as de la volonté, et j'aime ça." conclut la femme.
La gamine dormit deux jours consécutifs, sa maîtresse lui laissa le temps de se remettre du voyage.
Et deux jours plus tard, elle descendit de sa chambre, impatiente d'apprendre tous les savoirs de la priante d'Eniripsa.

Une dizaine d'année plus tard, Ophyde terminait enfin sa rude période d'apprentissage. Cette fois, elle était prête, elle le savait. Elle devait quitter son enseignante, mais ne parvenait à s'y résoudre. Cette dernière, comprenant les réticences de son élève, vint la voir.

"Ophyde, il est grand temps que tu... regagne ta maison, et que tu commence enfin ta vie. Tu es devenue une adulte maintenant. Tu ne dois pas rester ici."

"...M..Me..Merci" bégueilla-t-elle.

Et Ophyde s'enfuit.

Elle erra un moment, ne sachant que faire. Elle qui n'avait jamais goûté à la liberté, elle était perdu dans ce monde auquel elle était étrangère. Alors elle marcha.
Plus tard, elle se mêla à une petite troupe d'aventurier, qui la mena jusqu'aux portes d'Astrub. Elle entra, désorienté, dans la ville.
Elle se dit que la seule chose qu'elle pouvait faire, c'était d'abord de trouver un endroit où passer la nuit. Les rumeurs qu'elle entendait à propos de tous ces brigands qui rôdaient à la nuit tombée ne l'enchantait guère. Elle se rendit donc à la taverne, en quête de renseignements. "M...monsieur ?" dit-elle, tandis que le tavernier esquiessait à peine un regard en sa direction. Elle insista, et obtient un "M'ouais ?" peu convaincu. Elle lui expliqua alors sa situation. " Je n'ai que faire de mandiantes dans ton genre, cherche un travail, revient avec des kamas dans ta bourse, et là seulement je t'indiquerai ce qu'il convient de faire" finit-il par dire.

Ophyde passa presque une semaine dans la rue, se cachant dès la tombée du soir, et aidant les maraîchers le jour pour gagner de quoi manger. Mais cette vie ne lui plaisait pas. C'est ainsi qu'elle prêta attention aux rumeurs concernant le Clan de Nedora Riem, ces guerriers qui gagnaient des fortunes en executant des prouesses, et qui récoltaient la gloire auprès des habitants.

Décidée, elle se rendit donc dans leur demeure, dans laquelle elle occupa la majorité de ses journées, à écouter les récits de tous ceux qu'elle rencontrait. Au fil du temps, elle se fit plus bavarde, et alors, enfin, ce qu'elle attendait depuis maintenant des mois se produisit. Le Clan la prenait dans ses rangs.
Commença alors une époque faite de joie pour Ophyde. Des amis ? Elle en avait. Des Kamas ? Aussi ! Du temps libre ? Pas un instant. Mais elle profitait de cette vie simple, se sentant enfin utile. Mais une lettre qu'elle reçut la força de faire une pause.

Ophyde prit un congé afin de rendre visite à son oncle, frère de sa mère, qui se mourrait en Brâkmar. Le voyage fut long, tortueux, et fatiguant. Alors, aussitôt arrivée, elle chercha la première gargote en vue.

Lorsqu'Ophyde entra dans la taverne de la Misère, à Brâkmar, seuls deux habitués étaient fidèles au poste.

Elle s'avança jusqu'au comptoir, et commanda aussitôt une choppe de bière épaisse et fortement alcoolisée, celle qui avait fait la célébrité de l'établissement. Elle s'assit sur une table en fond de salle, et but d'un trait le breuvage. D'une voix énergique, elle héla le patron, qui accouru, deux pintes dans la main.

Plus les heures passaient, et plus Ophyde se sentait légère. Elle ne savait même pas pourquoi elle était entrée ici, elle qui d'habitude buvait à Astrub.

Un peu plus tard, un des ivrognes s'approcha, sans doute dans le but de s'attirer toute la tendresse d'Ophyde, mais elle le repoussa brutalement. Il trébucha, et entraîna dans sa chute un des verres.

Le patron, avare et pingre comme se doit d'être tout patron, vociféra un tas d'insanités à la jeune demoiselle. Elle le gifla avec force. Le ton montait brutalement. Alerté par ce remue-ménage, un milicien entra dans la taverne.

"Que se passe-t-il ? Êtes vous devenus...." Il n'eu pas le temps de terminer qu'un tabouret finit sa course dans sa mâchoire. Il poussa un beuglement atroce, ce qui ne manqua pas de faire accourir ses frères d'arme.

Ophyde se retrouvait encerclée, et, ne sachant plus que faire, titubant, elle dégaina son épée, et l'abattit sur le crâne du malheureux à la mâchoire brisée. Celui-ci s'effondra, le cou à moitié sectionné.

Les gardes se saisirent d'Ophyde et la molestèrent, jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus d'un pouce. Ils traînèrent alors son corps inanimé jusqu'aux tristement célèbres geôles de Brâkmar.

Moins d'un mois plus tard, alors qu'Ophyde était au plus mal, les gardes, au nombre de trois, entrèrent dans la cellule, pataugeant dans les immondices dans lesquelles elle dépérissait depuis son incarcération, et soulevèrent le corps chétif. Il ne leur fallut pas un grand effort, tellement Ophyde était amoindrie.
Ils la trainèrent jusque dans une cours intérieure, où se profilaient de sinistres installations en bois. Ils s'approchèrent en directions de celles-ci. Ophyde, ouvrant à peine les paupières, comprit ce qui l'attendait.

Les cordes qui se balançaient en claquant à ces poutres étaient donc ce qui l'entrainerai dans la spirale du Néant. Son visage, creusé, exprimait tout l'effroi qu'elle était encore capable de montrer. Mais elle n'eut pas la force de se débattre. De toute manière, à quoi bon ? La place regorgeait de soldats.

Elle sentit la corde se resserer autour de son cou. Une larme roula sur sa joue. Le temps que la goutte d'eau salée atteigne le sol, celui-ci se déroba dans un claquement sec.




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Mia-Koshka
Piou
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MessageSujet: Re: Une vie qui valait la peine d'être vécue.   Lun 2 Avr 2012 - 21:45

[ Une écriture agréable à lire, les évènements se succèdent en toute fluidité et on arrive à la fin sans avoir vu les lignes passer. En revanche, tu devrais avoir honte de nous laisser sur cette fin ! À quand la suite ? Tu vas bien réussir à nous trouver un... un miracle... Une intervention divine... Non ? Alors un héritier ! Au passage, merci pour ton commentaire. ]
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Drylia
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MessageSujet: Re: Une vie qui valait la peine d'être vécue.   Sam 7 Avr 2012 - 16:38

/HRP/ En effet une prochaine histoire verra le jour, mais quand, ça je ne sais pas. /HRP/
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