Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 Le récit d'une vie ...

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MessageSujet: Le récit d'une vie ...   Le récit d'une vie ... EmptyJeu 3 Juin 2010 - 20:19

[Hrp : Ceci est la fiche de Nephoriel, le Background sera à venir très prochainement. Pour tout commentaire ou remarque, me MP.]

Fiche De Personnage :

Nom : Nephoriel/Dark-Fireball
Surnoms : Neph', Nymph', Darky et tout ce qui s’en suit.
Age : 30 ans
Divinité : Eniripsa
Alignement : Mercenaire (neutre)


Description physique :

Autrefois d’un blanc immaculé, symbole de pureté et d’innocence, aux cheveux d’une couleur sang et aux ailes cramoisies, ne laissant qu'à peine imaginer quelle pouvait être sa destinée, Nephoriel a bien changé depuis.
En effet, le petit être ailé aux cheveux ébouriffés s’est façonné au gré des combats : Le bel Eniripsa a vu ses vêtements passer au pourpre, ainsi que ses traits se durcir avec le temps.
Son côté naïf s’est évaporé pour laisser s’affirmer tous les traits qu’un valeureux combattant possède. Le temps l’a doté d’un regard perçant, ainsi que d’un sourire aiguisé, plaisant aux femmes de tout horizons qui par ailleurs ont rarement été à la hauteur de ses espérances affectives, voir amoureuses.
Ses déboires avec les plus grands représentants de la faune du monde des Douze ont marqués ses muscles, saillant et relativement bien développés pour sa petite taille, ainsi qu’un teint que seul l’aventure, les combats, et la vie au grand air peut donner.
Ajoutez à tout cela un casque de métal, durement arraché au Bworker en personne, ainsi qu’une puissante cape faite des vestiges de ses victoires face au dangereux Kralamoure Géant, et vous voilà face à Nephoriel, vision décalée de ce que tout le monde pourrait voir comme un disciple un poil rebelle envers les stéréotypes que certains se font de ceux d'Eniripsa.


Description psychique :


Affirmer ici tous les traits de sa personnalité est impossible, il vous faudra creuser vous-même pour en découvrir toutes les subtilités.
Cependant, en l’abordant, vous remarquerez un air fier, un air que seule une personne sûre d’elle peut revêtir de la sorte. Sa puissance le rassurant, et ayant cru n’avoir plus besoin de rien d’autre, ses désillusions ont été réelles par le passé.
Désormais, il se fait discret, sauf si on le cherche trop (on risque d’y gagner une impression en négatif d’un marteau de sa collection), et préfère passer du bon temps avec ceux qui lui sont chers.


Particularités :


Ce disciple d’Eniripsa ne cache pas son côté Iop, très largement hérité de sa mère, Nymoria.
Il n’hésitera pas à vous laisser sauver votre vie par vos propres moyens, pendant qu’il ira lui-même au contact des adversaires, leur mettre quelques coups de marteau bien placés. En effet, sa maîtrise des soins étant dérisoire face à celle d’autres disciples de sa déesse, il préfère mettre à profit sa force brute, mêlant l’eau et le feu pour triompher.
Malgré tout ça, il est loin d'être solitaire. Il est à la tête de la guilde Croka-Bulya, aidé par deux personnes atypiques qui l'aident et qui le soutiennent depuis maintenant fort longtemps :

- Skillzor, un disciple de Pandawa, fils de taverniers, un peu cru et Bwork sur les bords, mais franc et honnête avec ses proches, sur qui on peut compter en cas de coups dûrs. C’est un Pandawa au grand cœur d’humeur bagarreur et provocatrice parfois, pour qui Nephoriel faisait quelques clefs de temps à autre, avant de sympathiser et devenir les amis qu'ils sont aujourd'hui.

-Patchyp, disciple de Sacrieur, originaire d’une contrée lointaine qu’elle refuse encore aujourd'hui de divulguer. Toujours de bon conseil, faisant preuve de discernement en toute situation. Elle a la dure tache de supporter Skillzor et Nephoriel au quotidien, et c’est sans doute son plus grand mérite.


Ses objectifs :

Il souhaite plus que tout obtenir une force de frappe toujours plus importante, tout en pouvant protéger ceux qui lui sont chers, La quête de cette puissance s’est traduite par une maîtrise assez complète des éléments, même si l’Eniripsa préfère mêler le feu et l’eau, plutôt que de jouer avec la force à l’état brute, ainsi que le vent.
Il cherche aussi à réunir des aventuriers de valeur sous son blason, et à faire connaitre le nom de sa guilde par delà les grandes cités rivales, prônant le respect mutuel, l’entente, et la joie de vivre en son sein.


Dernière édition par Dark-Fireball le Dim 31 Oct 2010 - 22:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le récit d'une vie ...   Le récit d'une vie ... EmptyVen 11 Juin 2010 - 18:48

Un aventurier courait de bon matin pour se rafraîchir les idées, pour accorder le corps et l'esprit, et ne garder que le meilleur des deux.
Après une course folle dans les branchages de l'arbre Hakam, le brave disciple de la Déesse Eniripsa posa sa monture à l'entrée de sa maison, entra dans la demeure conjugale sans faire de bruit, son épouse dormant encore près des grandes plantes centrales de la maison, innocente, vulnérable, douce.
Il choisi un pinceau fait de quelques poils de Kanigroux, le trempa dans l'encre du dangereux Kralamoure Géant fraichement tué, et commença ainsi le récit de sa longue vie mouvementée, regardant sa dulcinée dormir pour y trouver l'inspiration...


Le récit d'une vie.


Tout commença le troisème jour du mois d'Octolliard .

Dans la petite ville de Sufokia, connue pour son commerce maritime dans tout Amakna, ainsi que ses dédales de rues pavées qui se croisent et se recroisent sur plusieurs étages, entremêlées de ponts de bois, alors que l’orage grondait, accompagné par la mer qui semblait déchainée, on entendait des cris de joie, dans l’une des maisons de pêcheur, non loin des terres.
Malgré les intempéries, le voisinage du couple s’était rassemblé pour célébrer la naissance de leur premier enfant, un petit garçon, aux cheveux pourpres et à la peau d’un blanc pur, pourvu de deux petites ailes rouges, qui laissaient explicitement sous entendre que le nouveau né était prédestiné à se vouer au culte de la déesse Eniripsa.

Les parents du nourrisson n’étaient pas pêcheurs, comme aurait pu laisser sous-entendre leur lieu de résidence. Le père, Phyralis, était un maître dans l’art de sculpter des baguettes. C’était lui aussi un disciple de la déesse Eniripsa, ayant des traits durs, travaillant soigneusement l’orme et l’oliviolet au quotidien pour satisfaire les envies des clients les plus exigeants.
Sa compagne se nommait Nymoria. Elle était grande, élancée, une diciple de Iop dans la fleur de l’âge. Elle aimait la chasse et le gibier, qu’elle cuisinait divinement bien, pour le plus grand plaisir de son mari.
Ils vivaient tous les trois dans la demeure héritée d’un parent défunt de Nymoria, loin des foules et des bruits de la ville, les pieds dans l’eau.
Nymoria était têtue, et son mari ne sachant comment lui résister, il consenti donc à ce que l’enfant s’appelle Nephoriel, qui n’était autre que le nom du père de Nymoria.

Ainsi, Nephoriel grandit dans une famille sans histoires particulières, aimant partir dans les champs d’Amakna lorsqu’il accompagnait sa mère à la chasse, lui apprenant les rudiments du métier, ainsi que quelques astuces dont elle avait le secret pour attirer le gibier.
A 8 ans, la « petite boule rouge » -comme l’appelaient déjà ses géniteurs- se mis en tête de partir à l’aventure, voulant chasser quelques pissenlits imprudents qui croiseraient sa route.

Alors qu’il traversait les champs, il marcha sur ce qui ressemblait à une dépouille de rose démoniaque. A peine eut-il le temps de se pencher dessus qu’une grande silhouette poilue surgit de derrière une touffe d’épis de malt en bondissant.

« Et voilà le travail ! Je suis trop fort ! T’as vu ça hein ! T’as vu ça !! ? »

Pétrifié par la peur, Nephoriel tomba à terre et resta bouche bée devant le jeune disciple de Pandawa, qui continuait de sauter partout.

« Oui oui, ça va j’ai vu, pas la peine d’en faire tout un plat … »

Nephoriel regarda un peu plus sur sa gauche, et aperçu une petite fille, habillée de violet, aux cheveux rouge feu, dont les bras étaient couverts de traces de sang. Ne sachant que dire, il baffouilla un bonjour, à peine audible.
En réponse, le disciple de Pandawa et la petite fille se tournèrent vers lui, l’un arrêtant de sautiller, l’autre ouvrant ses grands yeux sans pupilles pour l’observer. Après un long silence, la petite fille s’avança, arborant un grand sourire, et tendit sa main à Nephoriel pour qu’il se relève. La saisissant avec prudence, il se présenta non sans bagayer…

La petite fille lui répondit : « Je m’appelle Patchyp, j’étudie au temple de Sacrieur, ne fais pas attention à ce prétencieux ».

« Heii, mais t’es gonflée toi ! Tu as vu toi-même comment je lui ai mis une raclée à cette rose … Bref, moi c’est Skillzor, content de te connaitre moi aussi. »

Et c’est ainsi que les trois enfants devinrent inséparables, toujours à jouer, et à se raconter leurs journées dans leur temples respectifs. Nephoriel était émerveillé par leurs exploits au combat. Entendre comment Skillzor avait réussi à tuer un piou malade à l’aide d’une sorte de potion enflammée qu’il pouvait lancer, ou bien encore voir Patchyp encaisser les coups à sa place lui donnait envie de mettre la main à la pâte comme on dit, en allant en découdre lui-même avec les adversaires, aux côtés de ses amis.

Peu à peu, les enfants devenaient puissants et plus matures. En sortant de leurs temples, il était désormais temps de quitter le domicile familial, et de partir à l’aventure, la vraie ! Mais à quel prix … celui de leur amitié. En effet, les trois amis avaient dû se quitter, empruntant des chemins différents.
Ne voulant se quitter, les trois amis décidèrent de partager ce qui les avait unifier, gardant chacun un pétale de rose démoniaque au creux de leur poche, afin de ne jamais oublier qui ils avaient été les uns pour les autres.
Patchyp allant dans les Landes de Sidimote, afin d’y explorer les restes du village de Gisgoul, où d’étranges sacrifices avaient eu lieu auparavant, Skillzor étant retourné sur l’île de Pandala, reprendre la taverne de ses parents, Brasseurs à Terrdala… Nephoriel se retrouva seul, errant dans les ruelles d’Astrub, à chercher une place dans des regroupements d’aventuriers peu engageants pour enrichir ses connaissances du monde des Douze, et voyager.
Nephoriel avait appris à prendre soin des alliés l’entourant lors de ses combats, il ne se débrouillait pas très bien comparé à ses condisciples, mais cela suffisait. Il continuait de pratiquer la chasse, que sa mère avait mis tant de temps à lui inculquer et qu’il maitrisait maintenant parfaitement.
Afin de financer ses petites sorties, Nephoriel décida de devenir bricoleur. Il gagnait bien sa vie, pouvant tenir sa garde robe à la dernière mode de Bonta, et économisant même pour s’acheter plus tard la maison qu’il possède aujourd’hui, dans les hautes branches de l’arbre Hakam de l’île d’Otomaï.

Faire des clefs, les assembler avec amour, soigner les aventuriers mal en point, telle était devenue sa vie, sans rebondissements ni réel intérêt...
Jusqu'au fameux jour où sa Déesse elle-même se montra en personne à son réveil :

« Nephoriel, tu es sans doute l'un des plus fervent de mes disciples … Mais penses-tu en être satisfait ? »

Pris au dépourvu, il cherchait ses mots, ne sachant que dire …

« Nephoriel, tu ignores encore beaucoup des capacités de tes condisciples. Ils sont aussi de valeureux guerriers ! Ne reste pas toute ta vie à faire des clefs, d'autres le peuvent, mais toi tu as les capacités que d'autres n'ont pas, dans le maniement des armes, je le sais, je le sens, tes mains sont exeptionnelles, tu n'es pas fait pour cette vie de sculpteur, écoute ton coeur qui ne demande qu'à partir à l'aventure ... »

Sentant son esprit s’engourdir, il se rendormi aussitôt,
Se réveillant quelques heures plus tard, Nephoriel se demanda s’il avait rêvé.
Quoiqu’il en soit, il désirait de plus en plus augmenter sa force de frappe, regardant de grands disciples de Iop se mettre sur la tronche comme jamais il ne l’avait vu lors de rites destinés à honorer leur dieu.

Il travailla d’arrache pied, fabriquait des montagnes de clefs et d’objets d’élevage en tout genre, chassait sans relâche le moindre animal dont la viande pouvait être cuisinée, et utilisa tout cet argent pour changer entièrement sa garde robe, ne portant plus à cette époque que des vêtements fabriqués dans l’écorce elle-même du grand Chêne Mou.

Combattant bon nombre des monstres et animaux qu’il croisait, il demeurait cependant admiratif devant la belle Crocabulia, cette dragonne qui cachait parait-il un des fameux Dofus.
Les pensés de Nephoriel ne tournant qu’autour du reptile rouge, il décida de réunir sous sa bannière les aventuriers désireux d’en savoir plus sur ces fameux dragons, et créa la guilde Croka-Bulya en l’honneur de la dragonne à qui il rendait visite très souvent, où il instaura rapidement un climat de confiance, d’entraide, et d’échange entre ses membres.

Un jour où Nephoriel travaillait à l'atelier, la grande porte centrale s'ouvrit, laissant entrer un courant d'air glacé. Une personne ayant une fière allure entra, vêtue des dépouilles du grand Meulou, et s'avança vers Nephoriel.

« Je voudrai faire quelques clefs, pour me risquer dans le labyrinthe du Minotot s'il te plait. »

Nephoriel s'exécuta comme d’ordinaire, annonçant son tarif avant de commencer son travail.
Au moment de payer, l'aventurier laissa tomber sur le comptoir une bourse de kamas bien remplie, ainsi qu’un pétale de rose démoniaque.
Nephoriel ouvrit grand les yeux, les souvenirs fusant dans sa tête ... Il se tenait face à Skillzor, qui avait bien changé depuis le temps...

« Excusez-moi, vous... t... tu es ... Skillzor ? »
« Wep p’tit gars, c’est bien moi, pourquoi, on se connait ? »

Nephoriel lui raconta ce qui l’avait trahi, et les deux amis se retrouvèrent le soir même chez lui, se racontant leurs vies autour d’une bonne chopine.
Les deux amis ne se quittaient plus, et Skillzor épaulait Nephoriel au rang de bras droit désormais. Tous deux partaient souvent taper quelques vilaines bestioles, piquant sa perruque au Kimbo pour Skillzor, et son casque au Bworker pour Nephoriel.
Le petit disciple d’Eniripsa avait perdu ses couleurs innocentes et enfantines, et avait désormais les traits durs hérités de son père. Sa peau blanche était devenue cuivrée par le soleil, et avait perdu sa douceur au gré des combats. Il ne recherchait plus qu’une chose, obtenir de la puissance, terrassant les plus grands représentants de ce monde, tel le grand Ougah ou le Kralamoure Géant lui-même.

Evidemment, tant de gloire et de richesses ne faisaient qu’attirer les curieux, mais aussi les curieuses. Et c’est ainsi qu’au bout de 8 mariages plus ou moins réussi, Nephoriel sembla dégoûté de l’amour, des femmes, et de leur côté vénal qu’il retrouvait en chacune d’elle.

Un jour, se rendant à Madrestam pour se reposer au bord de l’eau, il aperçu Skillzor parler à une jeune femme, vêtue de blanc. Ils semblaient contents de se parler, et Nephoriel s’approcha, s'adressant au Pandawa.

« Tiens, Skillou, tu ne me présente pas ? »
« Oh Neph’, tu ne vas pas en croire tes yeux ! Devine qui a fini ses études sur le village de Gisgoul ! »

Le petit être ailé regarda fixement la jeune femme, donc le visage bordé de cheveux rouges était rayonnant, laissant apparaître un large sourire et deux grands yeux ... Sans pupilles. Il devina sous ses vêtements blancs un petit haut violet qui n’était pas sans lui rappeler ...

« Patchyp ! C’est bien toi ! Par Eniripsa, ça faisait longtemps, je pensais qu’on ne se reverrai jamais ! »
« Ah ben merci, ça fait plaisir ! Et bien oui c’est bien moi ! J’ai enfin fini mes études, et bien dis moi, vous avez fière allure vous deux maintenant ! »

Et c’est ainsi que Patchyp fût presque forcée d’arborer les couleurs noires et sang du blason de ses deux amis peu après leurs retrouvailles, et avec le temps, fini par seconder Skillzor dans sa tache de bras droit.

Le temps passait et Nephoriel était las des combats qui étaient trop répétitifs à son goût. Il regrettait sa maison d’enfance, ses escapades dans les champs, là où il découvrait sans cesses de nouvelles choses, alors qu’aujourd’hui, il était incollable sur les plus grands prédateurs du monde des Douze, qui se trouvent au fond de leurs antres, grottes, sanctuaires et autres landes... Il avait du mal à croire qu’il ne pouvait plus progresser, que toutes les armes qu’il manipulait avec une aisance déconcertante étaient déjà les plus redoutées.

Un beau jour d’Apérirel, passant par Astrub où se trouvait un de ces percepteurs dont tout le monde veut la peau pour en récupérer les biens, il vit une étrange silhouette devant une maison.

La personne portait un chapeau qu’il ne connaissait pas, des habits beiges et gris, et parlait (à son avis de l'époque) avec une certaine suffisance.
Après quelques échanges de mots, cette personne s’excusa, et rentra dans la maison, y invitant le petit être rouge.
Pas très rassuré, pensant arriver en retard pour détrousser son percepteur, il y découvrit un petit groupe d'aventuriers qui parlait de manière semblable.
Ce fut pour lui une révélation. Lors de cette journée, il venait d'apprendre l'existence d'un clan où l'honneur, les kamas, le respect de l'ordre, et l'Amaknéen étaient rois.
Un clan où la hiérarchie était basée sur le mérite et le respect des valeurs qu'il clame.
Il ne mit pas longtemps à se décider, il voulait absolument en savoir plus, il y retournait donc le plus souvent possible, afin d'en savoir plus sur leurs usages, leurs coutûmes, avant d'y prendre goût et de les adopter lui-même. Il finit par être accepté parmi eux au terme d’un entretien qu’il réussi non sans mal.

Gardant tout de même en tête qu’il ne devrait jamais s’écarter de sa quête de la force de Iop, il décida de mettre ses mots, baguettes et marteaux aux service du mercenariat, pour devenir celui que ceux qui le côtoient connaissent aujourd’hui.

Après avoir posé son pinceau, il relu son parchemin. Et, avec un large sourire, pensa :

« Qui sait, peut-être qu'un jour, l'envie me prendra d'y conter la suite. »
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MessageSujet: Re: Le récit d'une vie ...   Le récit d'une vie ... EmptyMar 22 Juin 2010 - 21:14

Ce pourrait-être une belle journée sur l’île d’Otomaï. Sa nouvelle femme l’ayant obligé à faire du rangement dans le bureau de la maison, ne pouvant retrouver quelques certificats de monture parmi les livres en tout genre et listes de courses de l’épicerie, Nephoriel tomba sur un parchemin roulé au travers duquel il devinait une écriture d’un noir intense qui ne le laissait pas indifférent. Il relut le parchemin en souriant, se remémorant les bons passages de sa vie, puis décida après une hésitation marquée d’en écrire la suite.

Le combat sans armes


Ah ! Que dire des combats de ce cher petit être aux ailes pourpres et au teint cuivré... Et bien cela dépendra desquels on parle vous répondra-t-il !
En ce qui concerne les combats auxquels tout le monde pense, nul n’est sensé ignorer la poigne de Nephoriel, du moins si tel est le cas, il faudra en assumer les conséquences.
Mais tout guerrier possède au moins une faiblesse. Ainsi, la sienne n’était autre que les femmes.
Pourtant, rien ne laissait imaginer un tel destin. Sa première femme se nommait Luage, une belle disciple d’Ecaflip au pelage blanc, qui, maniant les jeux de hasard à la perfection, avait su faire tourner leur destin à leur avantage, se montrant plus féline qu’à l’ordinaire lorsqu’ils étaient seuls.

Un destin qui restait incertain, car pour tous les disciples d’Ecaflip, il faut s’attendre à ce que la chance tourne tôt ou tard, même s’ils en avaient largement profité. Et c’est ainsi que la belle passa à la postérité dans des circonstances plutôt déroutantes par son entourage proche, à la suite d’un coup du sort.
Nephoriel accepta son départ avec le temps, ne comprenant pas vraiment à quoi rimait sa vie, et lui qui avait toujours les mots pour rassurer ou consoler, n’en trouvait pas un seul digne de sa peine.

Mais ce qu’il avait encore plus de mal à accepter, c’était le fait qu’elle l’ai rendu si vulnérable après sa mort, qu’il sentait ses petits bras aux muscles saillants perdre en puissance, n’ayant plus le cœur à s’entrainer. Il décida donc de guérir le mal par le mal à sa manière, et c’est ainsi qu’une vie de débauche commença...

De mariage en mariage, il fût vite considéré comme un grand coureur de jupons, dont tout le monde disait qu’il ne s’arrêterait sans doute jamais.
Qu’importe la divinité qu’elles idolâtraient, leurs tailles, leurs vêtements, leurs accents, Nephoriel n’avait pas de préférence particulière, et déboursait rapidement de quoi se libérer d’une compagne un peu trop ennuyeuse à son goût quand il en avait marre, n’ayant que très peu d’intérêt pour une demoiselle sitôt celle-ci tombée dans ses bras.
Ce petit jeu dura plus d’un an, pendant lequel il eut plus de 7 mariages, plus ou moins ratés selon les conquêtes, qui n’étaient parfois pas si féminines que ça, et plus ou moins ... enrichissants.

Cependant, il avait de la peine, quand il voyait certains de ses amis se marier, fonder une famille, avoir des rejetons, une maison, et tout ce qu’un aventurier rêve de retrouver après quelques combats bien velus ! Il rentrait seul, chez lui sur l’île du savant Otomaï, n’ayant pour seul compagnon sur place qu’un Chiendent qu’il avait adopté après avoir été pris de pitié par ce dernier quand il avait tué ses parents, voulant en récupérer leur écorce.
C’est au hasard de ses escapades qu’il rencontra une certaines Elilia, qui changea sa vision des choses. Bien que n’ayant plus de sentiments pour elle à ce jour, ce fût loin d’être le cas à l’époque.
En effet, cette disciple de Feca avait su retenir son attention, même après leur union, à la grande surprise de Nephoriel, il faut bien l’avouer. Cependant, Elilia sembla changer avec le temps aux yeux de Nephoriel qui la laissa de côté, mais garda contact avec elle, en bons amis qu’ils étaient désormais.

Et tout recommença comme avant, de déboires en déboires, jusqu’au jour où il tomba, au détour d’une ruelle de Brakmar, sur une de ses condisciples aux cheveux et ailes d’un blanc presque insultant en cette cité sombre, arborant des couleurs rouges semblables aux siennes, mêlées de noir.
La jeune femme venait d’achever plus ou moins « proprement » ce qui ressemblait à un habitant de Bonta, et déployait desormais de grandes ailes couleur sang ornées d’un grand nombre de cornes pointues.
Le cœur de Nephoriel fit un bond. Il s’arrêta net, contemplant ce petit bout de femme qui ne semblait pas manquer de mordant. Intéressé comme à son habitude, il se mit en tête de l’épouser.

La tâche ne paraissait pas facile, comment aborder quelqu’un qui semble prendre un malin plaisir à tuer quiconque s’intéresse de trop près à elle ? ...

« Et bien en lui montrant qui est le plus fort en cas de conflit ! » Pensa tout haut notre brave petite boule rouge ...

C’est en croisant le regard noir de la belle qu’il se rendit compte de son erreur. Il avait envie de fuir très loin, qu’elle ne le voit plus jamais, il avait honte de ce qu’il venait de dire...

Peu de temps après cet incident, Skillzor, son ami de toujours, lui donna rendez-vous chez lui pour parler d’une situation délicate. Il souhaitait en effet faire porter les couleurs de leur étendard à « une aventurière » qu’il avait rencontrée non loin d’un de ces zaaps.
Nephoriel décida de la convoquer chez lui, et de l’examiner avec l’aide de Skillzor et de Patchyp. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit entrer la jeune et belle disciple d’Eniripsa qu’il s’était juré de ne plus revoir...
Se devant de faire abstraction de cette anecdote pour le moins déplacée, l’entretien se passa pour le mieux, et c’est ainsi que la belle Shiku-gunia se joignit à leur cause.

Lors d’une de ces soirées bien arrosée entre Crokiens, Nephoriel finit à l’église, en compagnie de Skillzor, voulant empêcher un mariage pour le moins immoral entre deux jeunes femmes de la guilde, à savoir Patchyp et Shiku (comme on l’appelait déjà).
Voulant faire opposition, Nephoriel se posta devant le prêtre, essayant de le convaincre de ne pas marier les deux jeunes femmes.

« Je préfère encore me marier avec plutôt que de les voir ensemble ! » déclara-t-il.

A ces mots, Shiku s’empressa d’aller voir le prêtre, et de lui dire qu’elle était d’accord. Le prêtre, en ayant marre de voir la petite troupe s’agiter autour de lui, décida d’en finir, et lia les deux disciples d’Eniripsa par les liens sacrés du mariage, au grand dégoût de Patchyp.

« Et d’une de plus ! » S’écrièrent certains de ses amis, les voyants côtes-à-côtes au lendemain de l'évènement.

Unis presque de force, les deux jeunes mariés tentèrent tant bien que mal de faire connaissance, assumant leur erreur... Enfin, c’était surtout Shiku qui assumait son erreur, car Nephoriel avait finalement réussi à avoir sa main, de manière peu conventionnelle certes, mais il l’avait !



Nephoriel s’arrêta d’écrire, et sourit en pensant : « Ah, je me souviens encore de la tête de Lyanae ce soir là, d’ailleurs je me demande encore ce qu’elle faisait à l’église, un rendez-vous galant peut-être ? »
Sombrant dans des hypothèses à dormir debout, Nephoriel se concentra, et reprit son écriture.



Toujours à se chercher, à se prendre le bec pour un rien, le petit couple ne fit pas long feu, et Shiku décida de le quitter, d’une manière plutôt brutale.

Nephoriel se dit : « Bah, encore une qui ne me correspondait pas. » Mais comme il se trompait...

Jour après jour, il réalisait combien celle qu’il avait perdu lui était précieuse. C’est qu’elles ne sont pas nombreuses, les belles disciples d’Eniripsa qui se battent avec autant de courage, surtout lorsqu’elles portent ses couleurs ! Il décida donc de la retrouver, et prépara son voyage.

Au bout d’un rude périple à travers les méandres du cœur et ses subtilités cachées, il regagna la confiance de la belle, et quelques temps après, sa main.
Espérant plus que tout ne plus avoir à la quitter, il l’invita à s’installer chez lui, sur l’île d’Otomaï, où le petit couple vit encore des jours heureux, accompagné du Chiendent semi domestique de Nephoriel.


Nephoriel posa son pinceau, roula son deuxième parchemin et le posa près du premier.
Entendant la porte de la maison s’ouvrir, il se dépêcha de ranger les papiers dans la panière qui leur était dédiée. Il se leva, et tout en prenant dans ses bras celle qui faisait battre son cœur, pensa : « Pourvu que rien ne change à présent ... »

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MessageSujet: Re: Le récit d'une vie ...   Le récit d'une vie ... EmptyJeu 22 Juil 2010 - 19:58

Révélation



Un jour, alors que Nephoriel se baladait dans les rues de Madrestam, il tomba sur une affiche qui clamait la découverte d’une nouvelle île.
Intrigué, il décida d’en savoir plus, et s’approchant de l’annonce, la lu d’un trait.

« Sakaï » qu’elle s’appelait cette île, elle ne semblait pas bien grande, hostile, froide, peuplée de créatures peu engageantes, mais attisait de manière significative la curiosité de la petite boule rouge.

Prévenant aussitôt ses compagnons les plus fidèles, il se mit en tête d’aller sur cette île pour montrer son courage et sa bravoure auprès des autres aventuriers, voulant rapporter quelques trophées durement acquis, mais ce qui l’attendait allait changer sa vie à jamais ...

Débarquant sur l’îlot après un voyage mouvementé sur les mers du monde des Douze, ils furent tous surpris par l’accueil glacial de la faune locale. Les créatures étaient difformes, violentes, et n’avaient de cesse de vouloir leur sauter dessus à la moindre tentative d’approche.

Le petit groupe trouva refuge dans une grotte isolée au nord de l’île, où les créatures ne les suivirent pas. Le disciple d’Eniripsa, s’écartant du groupe, poussé par sa curiosité naturelle, tomba sur des fresques étranges, semblant luminescentes dans l’obscurité, d’un bleu envoûtant. En approchant la main, il senti une décharge passer en lui, lui montrant les souvenirs de ces lieux, accompagnés de paroles d’une langue inconnue. N’étant pas très rassuré par ce qu’il venait de se passer, il préféra rejoindre le groupe d’aventuriers, et fit comme si de rien n’était.

Marchant dans la grotte, y rencontrant parfois quelques créatures singulières ne ressemblant en rien à celles de dehors, mais ayant le même comportement caractéristique, les imprudents arrivèrent dans une salle qui baignait dans une lumière bleutée. La pièce n’était pas très grande, une ambiance funeste y régnait. Sur le sol, d’étranges symboles en forme de cercles étaient tracés dans des dalles anciennes, sur lesquelles reposaient quatre pieds d’estale. Ces réceptacles de pierre renfermaient la source d’un mystérieux feu d’une couleur bleue, qui dansait et faisait miroiter d’autres étranges symboles aux murs, semblables à ceux que Nephoriel avait déjà vu plus haut dans la grotte.

C’est alors qu’une mystérieuse personne s’avança vers eux. Elle était grande et élancée. Ses cheveux étaient du même bleu que ces lieux, c’en était peut-être le maître d’ailleurs, qui peut vraiment le dire ?...

Accompagnée d’une tripotée de créatures qui semblaient plus menaçantes en sa présence encore, la silhouette bleue s’avança vers les aventuriers qui semblaient pris au dépourvu.

Un grand combat commença, mais les aventuriers se rendirent vite compte que cette personne était trop puissante pour eux, ne sentant aucun de leurs nombreux coups, et en infligeant de terribles.

Ne voulant passer au trépas, tous les aventuriers firent demi-tour, tous... Sauf un qui restait médusé devant le spectacle qu’offraient les symboles sur le mur. Malgré les cris de ses amis, Nephoriel resta, inerte, et la créature lui assena un coup qui aurait pu être fatal.
Sombrant lentement, Nephoriel senti le sol se dérober sous ses pieds. Pourquoi être venu ici ? Quel en était l’aboutissement final ? Tant de futilités auxquelles il ne pensait désormais qu’à moitié.

Etait-ce un rêve ? Il semblait bercé dans de grands draps blancs, revoyant défiler devant ses yeux ce qui l’avait transcendé quelques minutes auparavant, à son entrée dans la grotte.

« Je comprends à présent, ma venue ici n’était pas due au hasard, j’y vois clair... C’était ma destinée... »

Semblant perdre à nouveau connaissance dans son propre rêve, il erra, de questions en questions, se demandant pourquoi il n’était pas mort, jusqu’à ce qu’il revienne peu à peu à la réalité.

La créature énigmatique se tenait devant lui à son réveil. Qui était-elle, d’où venait-elle, d’où tirait-elle sa puissance... Tant de questions qui paraissaient bien futiles maintenant qu’il était à sa mercie.
A sa grande surprise, lorsque la créature se mit à parler de la même langue que celle qui semblait imprégner ces lieux, c’est avec la plus grande limpidité que Nephoriel compris ses paroles.

« Ces lieux t’ont accueilli, tu es l’un des compatibles pour en être l’incarnation parmi ces mortels qui croient pouvoir bafouer ce que bon leur semble. Ta force te guidera dans ta tâche. Désormais, tu porteras le titre de ce qui t’as révélé en ce lieu, ton feu intérieur. »

Ne semblant comprendre que les mots qu’il débitait, mais pas leur sens, Nephoriel resta silencieux, et écouta.

« Tu as été révélé par le feu sombre de cette salle sacrée. Il a vu ton innocence et ta pureté, et t’a donné sa force. Tu en porteras le titre désormais. »

Nephoriel sombra à nouveau, et se réveilla quelques temps après, à l’extérieur de la grotte. Des créatures se postaient autour de lui, semblant le craindre et l’admirer à la fois. Lui qui se ferait désormais appeler...
Traduisant les dires de la créature bleue dans l’Amaknéen qu’il avait l’impression de moins bien connaître que cette étrange langue qui s’était imprégnée en lui, il pensa...

« Dark-Fireball, c’est ainsi qu’on me nommera donc à présent... Puisse la force de ces lieux m’aider dans ma quête de la force de Iop, et que ce titre honorifique fasse parler de lui à travers les continents de ce monde.»

La petite boule rouge se releva, prenant conscience de la tâche qui l’attendait, réalisant petit à petit que ce fardeau serai le sien, et reparti pour Amakna, arborant un sourire arrogant comme à son habitude.

Que la main de ma déesse me montre la voie...
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