Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 Inta Oumri, où ode à la banalité.

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MessageSujet: Inta Oumri, où ode à la banalité.   Inta Oumri, où ode à la banalité. EmptyDim 13 Sep 2009 - 2:27

Préludes d'une vie brumeuse.


Chaque être vivant en ce bas monde possède une histoire, une histoire qui peut être selon l’individu et le choix divin, douce, merveilleuse, paisible, cruelle, douloureuse, ou banale.

La mienne est somme toute banale, elle a connu des hauts et des bas, comme tout un chacun, j’ai eu mes moments de bonheur intense, des moments de souffrance atroce, j’ai une vie banale, dans un monde banal. La banalité est mon fief.
Je vais donc vous conter ma vie, à la lumière d’un doux feu de camp, propice aux confidences, le tout dans la plus banale de banalités.

Je n’ai pas eu la joie de connaître mes parents, je n’ai aucuns souvenirs d’eux, comme ci, par magie, tout avait été effacé.
Mes plus vieux souvenirs remontent à SES yeux, ses yeux penchés sur moi. Je me suis réveillée un matin entourée de cochons de lait, blottie dans une peau de prespic. Il faisait froid, l’air était glacial, le ciel brumeux. Un jeune disciple d’Osamodas était là, étonné de découvrir cette boule de vie seule en cette contrée. Il me prit sous son aile, et ne me lâcha plus.

Avec lui j’ai eu des jours heureux, gavée d’amour et de tendresse, j’ai aimé ma vie avec ce père de cœur. Il m’a tout appris, tout ce que je sais à présent je le dois à cet homme hors du commun, il n’était pas banal. Il m’enseignât l’art du combat, des heures durant je me suis entrainé à manier les dagues. Avec force et délicatesse à la fois.

J'ai finis par me découvrir des talents autres que ceux liés au corps.
Depuis petite je sentais ce vent dans mes cheveux, sur mon visage, ce vent si doux. Pourtant au delà de cette douceur il était plein de force, de colère. Ce vent que j'aimais tant savait me faire frissonner de peur et d’envie.

A force de combat contre celui-ci j'en appris la maîtrise. La déesse sacrieur me donna la force de le dominer, de le manier avec précision. J'ai finis par maitriser des pouvoirs que je n'aurais espéré. Le vent.
Je suis devenue une femme, une combattante.

« Apprends à faire le sacrifice de ta personne pour sauver les autres »

« Dans la souffrance femme tu seras, apprends à faire des faiblesses ta plus grande force »


Ce père de cœur finit par rejoindre l’autre rive, comme toute personne sur cette planète, un jour, le moment du départ finit par arriver. Il n’y a rien à faire, juste accepter, se faire une raison et continuer sa route la tête haute en pensant aux aimés afin qu’ils continuent de vivre dans nos esprits et nos actes.

Toujours seule au long de mes voyages depuis le départ de mon père de cœur, les Dieux mirent sur mon chemin des enfants.

Tout commença avec Zablue, comme bien souvent les matins brumeux, j'allais combattre en Astrub, une cité dangereuse. Désireuse de trouver le soutien de ma déesse je partais en quête de sa statue.
Sur mon chemin je suis tombée sur une petite boule bleue, allongée là, aux pieds de la statue du Dieu Eniripsa.
Elle pleurait, elle grelottait. Petit être chétif et sans défense, jamais de mes yeux je n'avais vu pareille merveille. Une enfant.
Je ne pouvais la laisser là, les dieux l'avait mise sur ma route, je devais m'en occuper. Elle sera mon enfant, ma fille.
Elle était bleue, mais je ne le voyais pas comme un défaut, un petit trésor. (Sans doute avait-elle été abandonnée à cause de la couleur si particulière de sa peau.)

Zablue pris place dans mes bras, la tête posée sur mes seins, elle me glissait des mots d'amour, pas de simples mots, non des mots qui rendent plus fort, qui protègent, qui soutiennent, des mots qui donnent la force de supporter la pire des souffrances.

Ma petite bleue avait une sœur, toute jeune, qui ne savait pas encore parler ni marcher. Cherralith. Elle aussi une merveilleuse petite chose.
C'est comme cela que tout à commencé. Je me suis retrouvée mère de deux petites filles, deux petites disciples de la déesse Eniripsa.

Il y'a un dicton en Amakna qui prétend "jamais deux sans trois", et bien voilà, nous trois sur les routes du monde, de la vie. Toujours ensemble, nous étions si fortes.

J’ai même finis par me marier, c’est pour dire. Je ne me souviens plus du jour de notre rencontre. Il devait y avoir de la brume sans doute. Il était là, j’étais là, je l’ai aimé dès le premier regard, lui aussi. Ensemble nous avons continué la vie, la route, notre route.
Disciple du Dieu Feca, il se disait que notre troupe était atypique. Nous aimions cela, et n’en avions que faire des dires.

Sur notre nuage, de l’instant présent nous nous gavions.
Le bonheur, l’amour, la vie. MA vie.

Pourtant, vînt ce jour où tout changea. Ce jour où… ce jour où je suis morte...


Dernière édition par Zouzaa le Dim 13 Sep 2009 - 2:48, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Inta Oumri, où ode à la banalité.   Inta Oumri, où ode à la banalité. EmptyDim 13 Sep 2009 - 2:33

L'exploration d'un paroxysme...



Femme je fus, mariée je fus, un mariage d’amour et de vie, par le malheur à jamais clos. La vie arrachée à mon amour.
Une histoire révolue dans le sang et les larmes, un mariage déchiré par le carnage. Un matin comme les autres, oui mais ce matin là, tout a basculé. D’époux je n’avais plus, inerte j’ai retrouvé son corps.

Je ne savais qui combattre, je ne savais quoi faire, il n’était plus.

Je n’étais plus.

Jamais je n’aurais pu imaginer ma vie sans lui. Il était d’ailleurs ma vie.

Un malheur n’arrivant jamais seul, ma fille Cherralith se trouvait à ses côtés. Inerte. Froide, glaciale.
Mes deux amours étaient partis. Pour quelle raison ? Pourquoi ? Comment ? Je ne savais pas, ils n’étaient plus. Deux corps gisaient à mes côtés.
Je n’avais plus la moindre raison de m’accrocher à cette chienne de vie qui venait, en une seconde, ravager tout ce que j’avais.

Je voulais mourir, je n’avais que cette idée en tête, mourir. Il le fallait, je ne pouvais pas continuer, je n’en avais ni la force, ni l’envie.

Je me rendis en Amakna, l’endroit où j’avais grandis, je me suis assise sous cet arbre, l’arbre de mon enfance.

J’étais sereine, je savais que j’allais retrouver mon aimé, ma fille, tout allait redevenir comme avant, pour toujours. C’était terminé. Mon dernier jour. Ultime couché de soleil.

J’ai fermé les yeux, et je me suis laissé aller, à la vie, à la mort.

A jamais, les yeux fermés. Il était possible d'entrevoir comme un plissement de lèvres, un sourire qui sais. Pas la moindre larme, ni le moindre tremblement, rien si ce n'est ce manque de souffle ne pouvait trahir cette impression de sommeil paisible.
Zouzaa était partis. Loin bien loin de ce monde.
Elle restera là, offerte à l'éternité sous cet arbre. A jamais.



A jamais ? Ne jamais dire jamais…
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MessageSujet: Re: Inta Oumri, où ode à la banalité.   Inta Oumri, où ode à la banalité. EmptyDim 13 Sep 2009 - 2:40

Crépuscule d'une vie brumeuse, Aube d'un accomplissement.



Ma déesse en décida autrement.

De l’au-delà je suis revenue, j’en porte encore les stigmates. Seule je suis restée. Il me fallait cette introspection. J’avais besoin de me retrouver, de renaître, de trouver un nouveau sens à ma vie.
Au final ce fut une chance cet échec. Je n’en avais pas encore conscience.
Je ne savais pas à quel point tout allait changer. J’étais tellement renfermée dans mon malheur que je ne pouvais entrevoir la magie qui se dessinait.

La vie recèle des trésors fabuleux, il suffit d’ouvrir les yeux. Juste ça.

Violenté mon cœur en miette à jamais. Ce que je croyais cependant. Et pourtant ?

IL m’est tombé dessus alors que je ne l’attendais plus.

J’étais depuis longtemps retirée du monde des douze, rongée par la rage, la tristesse, mes démons, j’étais mes chaînes, incapable de croire qu’un nouveau bonheur puisse naître après tant de souffrances. Je suis revenue de mon errance, poussée par une chose inconnue, ce sentiment puissant que tout allait changer. Je le savais. En moi c’était, ma Déesse m’indiquait le chemin.

Je ne savais pas où j’allais, d’ailleurs si je l’avais su, par peur je n’y serais pas allé, et fâcheux aurait été mon destin. J’étais de retour chez moi, ces terres, ce peuple, ces guerres, cette vie. J’étais de nouveau là, en ces lieux qui m’avaient vu vivre et mourir. En ces lieux qui avaient dégouté mon être de l’amour.
En ces lieux… Et pourtant ?

IL m’est tombé dessus alors que je ne l’attendais plus.

IL était là, devant moi. J’ai su dans la seconde que c’était LUI. Dans ma poitrine ce cœur serré, dans mon ventre cette boule délicieuse, dans mes yeux cette foudre toute puissante. J’ai cru mourir une énième fois en le voyant. LUI.
Je n’avais plus le moindre doute, en une seconde tous ces drames furent balayés. Il ne persistait plus rien de ce passé d’horreur. Il n’y avait que le futur, présage de bons augures.

Ma Déesse ne m’avait point leurrée, né sous le Dieu Crâ, cet homme maniait les flèches avec autant de passion que les mots. IL était celui que je voulais, IL était celui qui…Celui.

Je n’avais plus la moindre peur, plus la moindre rage, ni même once de tristesse. Je n’étais que certitudes, amour et envie. Mon cœur lui hurlait « regarde moi, regarde comme nous sommes fait pour être ensemble, regarde comme tout semble comploter pour que nous soyons réunis. Regarde, ouvre les yeux, prends ma main, et ne la lâche plus. »

IL m’est tombé dessus alors que je ne l’attendais plus.

Kaffay était, Mordust est, et sera. Quoiqu’il puisse arriver.

Accompagnée de mon amour, de ma Déesse, de mes dagues et de ce précieux allié qu’est le vent, je poursuis ma route. Mercenaire je suis. L'avenir semble prometteur depuis ce soir où j'ai croisé leur route. Sa route. J’ai trouvé cette nouvelle raison de vivre. Je m’y accroche.
Une nouvelle aventure commence. Plus forte.

A jamais.

A toi mon amour, toi qui a sauvé mon être, toi qui m'a redonné confiance en la vie.



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