Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 Ryusei Djinn

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   Suwako   

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MessageSujet: Ryusei Djinn   Mar 1 Mai 2018 - 0:12

Au pied d'un édifice baignant dans la lumière d'une nuit sans lune, un lourd grincement se fit entendre. La porte était ouverte et une ombre s’introduisit en silence dans la bibliothèque endormie.
Toujours aussi discrètement, la silhouette sortit de ce paradis de livres, puis, dehors, à l'angle de la bibliothèque, une seconde ombre apparut à la lueur des réverbères.

« Ma fille que fais-tu ici à cette heure ?
-Je t’aide, je ne fais que t’apporter l’aide dont tu as besoin pour avancer.
-Rentre. Mes livres n’ont pas besoin d’être lus et encore moins lu par un abruti pensant qu’une bibliothèque puisse abriter autre chose que des connaissances banales.
-Tu te trompes. Rien n’est plus inutile qu’un livre n’est pas fait pour être lu.
-Tu veux donc que l’on puisse connaître toutes ces choses ? »

La grande ombre s’éloigna et disparut alors même que vous pouviez à peine entendre le « oui » qui suivit.

Vous qui venez en ces lieux. Vous qui entrez dans la bibliothèque, enivrés par votre soif de connaissance ou pour faire taire votre ennui quotidien, peut être êtes-vous tombés sur ce livre à la reliure de cuir, au titre cousu avec fil noir et aux runes étranges ?
Lorsque vous l’avez pris et l’avez retourné, vous avez trouvé au dos d'autres runes dont la configuration vous rappelle quelque chose. Une histoire de dragon peut être, ou une bataille légendaire, à moins que ce ne soit tout autre chose.
Vous l'ouvrez pour découvrez un fin lacet qui retient une grande plume noir et pourpre. Certainement celle qui est à l'origine des mots de ce livre.
Quelques mots apparaissent également sur cette première page :

A ma fille, la seule et l'unique, si un jour tu lis ces pages, j'espère que tu ne m'en voudras pas de ne pas t'avoir tout dit. Je t’ai apporté ce qui me semblait être le mieux pour toi, rien que le meilleur que je puisse trouver à chaque instant et ce jusqu’à ce que Xelor m’emporte. Tu trouveras en ces pages tout ce qui a fait de ma vie ce qu’elle est.
Pour tous les autres, refermez ce livre. Il ne vous concerne pas et ne vous apprendra rien d’utile. Peut-être sera-t-il à l’origine même de votre perte. Si vous décidez de lire tout de même, horrible lecture à vous, bornés que vous êtes.

Vous tournez la page sachant maintenant a quoi vous attendre. Une autobiographie, encore un de ces fous qui pense que sa vie n'est pas ordinaire, ou aventurier en manque d'exploits qui se sent obligé d'inventé une vie palpitante pour satisfaire ces lecteurs malgré l’avertissement en ouverture.
Vous lisez en haut de page :


Chapitre Premier : Une naissance


Ce que vous allez lire ici, n'est pas le fruit de ma mémoire, bien trop imparfaite mais le discours rapporté de ma propre mère que je suis allé retrouver pour écrire ces lignes.

Une partition pour piano est insérée entre les pages, vous la prenez dans vos mains pour en lire le titre mais celui-ci vous est inconnu. Une extravagance de l’auteur, encore.


Le 22 Maisial 609  fut un jour un peu particulier chez la famille Djinn, en effet, c'était le jour de ma naissance. Une naissance comme une autre, un bébé brun roulé en boule comme un chacha, une jeune femme blonde avec un sourire aux lèvres et un grand type brun à l’humeur un peu maussade malgré « l’heureux évènement ». Il pensait que j’allais être une source d’ennui pour eux. -Et il avait peut-être raison-
L'accouchement c'était bien passé, contrairement à mes 9 mois de gestation. Ces 9 mois avaient été un véritable calvaire pour ma mère, de fièvre en maladies, elle était restée longtemps au lit, s'ajoutant à cela, les mouvements d'une forte tête dans son ventre, ce qui devait lui retirer le peu de confort qui lui restait.
Il n’empêche que j'étais né, et c'était la seule chose qui comptait aux yeux de ma mère.
En parlant de mes parents, il est temps de vous les présenter.


D’un côté, Varan Djinn, un grand disciple de Sadida brun à la carrure d’armoire à glace. Il était né fils de paysans en Amakna. Il était peu cultivé mais très ingénieux, il avait fait fortune en ouvrant une boulangerie dans sa campagne lorsque les aventuriers avaient commencés à se faire nombreux. Il aimait particulièrement la réussite et se moquait des méthodes employées pour parvenir à ses fins et c’est ainsi qu’il se retrouva avec un commerce à Brakmar, la cité pourpre. Il n’y avait que là-bas qu’un tel homme pouvait espérer continuer à gérer son argent pour le faire fructifier. Les artisans étaient peu nombreux mais souvent doués, se faire un nom ne fut pas aisé mais il parvint à se hisser parmi les grands de la ville et sa marchandise se retrouvait régulièrement sur les tables de la noblesse et bourgeoisie de la cité de Rushu.

De l’autre côté, Yvalice Djinn, une disciple de Cra blonde issue de la noblesse de la Pourpre. Elle avait reçu une éducation parfaitement brakmarienne relativement complète : lecture, écriture, musique, maniement de l’arc, coup bas et culte de Rushu.
Ils se marièrent à respectivement 16 et 18 ans, Varan sans doute attiré par la porte d’entrée dans le monde de la noblesse et Yvalice pour profiter de la fortune de son époux et continuer sa vie sans travail ni misère.
Ils eurent un premier enfant la même année que leur mariage mais il ne survécut pas et fut déclaré mort quelques mois plus tard. La pourpre était une ville si dangereuse, les coups bas entre familles avaient eu raison du bambin.
Leur seconde pousse, c’était moi.
Maintenant que cette parenthèse sur mes géniteurs est terminée, on peut passer aux choses qui me concernent un peu plus.


Je suis né en fin de printemps, un bébé aux yeux vairons rouge et marron, silencieux et immobile. Je fixais si longuement les gens que s’en était effrayant m’a-t-on dit.
Ma mère bien qu’aimante, n’avait jamais réellement appris à se comporter en tant que telle bien qu’elle s’occupa de moi jusqu’à mes premiers pas et mes premières paroles, c’est-à-dire jusqu’à l’age de deux ans environ.
Elle me laissa ensuite découvrir mes limites par moi-même, venant à me laisser visiter la grande maison de la cité pourpre seul malgré les dangers de celle-ci : maléfices pour les intrusions, et … escaliers qui, un jour, décidèrent de me laisser tomber de tout leur long, me blessant à la tête et me mettant dans un état peu enviable. Si j’écris maintenant, c’est que je m’en suis sorti grâce aux soins des médecins.
Notre famille jouissait de « bonnes » relations avec certains excellents médecins, il était nécessaire de former des alliances pour survivre mais c’était la vie qu’ils avaient choisi de mener.


A partir de 3 ans et quelques poussières de Xelor, j’eus le droit à une solide éducation, comme ma mère, j’ai appris les mathématiques, l’écriture et la lecture, et même la musique avec du violon.
C’est aussi à cet âge-là que la cité put me voir en dehors de la maison familiale. J’ai tout de suite été absorbé par la ville et les couleurs émanant du style brakmarien et celles-ci s’ancrèrent parmi mes préférences.
C'est en face de cette même maison, qu’un soir que j'ai rencontré ma première amie, Cloona. Une disciple de cra, blonde aux yeux verts, du même âge que moi –Je n’ai jamais vraiment su mais c’était ce que je pensais-
A cet âge-là, je n’avais pas le droit de sortir seul alors je ne faisais que croiser le regard de la gamine et c’est seulement à l’âge de 7 ans, après avoir suivi de nombreux cours particuliers sans jamais rien dire, que je pu sortir pour la première fois seul pour finalement rencontré la gamine qui était toujours là. Une forte amitié se créa entre nous et au fil du temps, la Pourpre n’eut plus aucun recoin secret –c’est ce que je pensais, aujourd’hui je pense tout autrement-. Entre les parties de chacha, cache-cache, et autres escalades sur les murailles avec la jeune fille aussi agile que discrète, le temps passa rapidement sans que grand-chose ne se passe.
-Si ce n’est les divagations de mon père, rarement présent, et les quelques accrocs avec d’autres nobles de la Pourpre-
Je me rappelle vaguement des jeux que nous faisions Cloona et moi, elle venait souvent à la maison lorsque mes parents n'étaient pas là. Ma mère ne l'aimait pas, pour des raisons que j'ignore, et la petite disparaissait dès qu’Yvalice revenait.
Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais su où elle habitait, chose étrange puisque nous avons passé Brakmar au peigne fin, centimètre carré par centimètre carré.
-D'ailleurs, à chaque fois que je parle d'elle, personne ne s'en souvient. A croire qu'elle n'a existé que pour moi. J'ai fouillé les registres en écrivant ce livre. Elle n’apparaît sur la liste d'aucune cité, chose surprenante suite aux différents recensements d'enfants.-


Grand-chose n’était cependant pas rien. Mes professeurs commencèrent à disparaitre les uns après les autres, les commerces de mon père avaient été mis à feu et à sang et celui-ci, bien qu’aillant survécu, se faisait de plus en plus distant de sa famille. Rien de bien extraordinaire pour Brakmar, et surtout rien de bien important pour moi puisque je me fichais éperdument de ce que pouvait bien vouloir mon père.
En parallèle, sa mère était intriguée par mes sorties en solitaire dans la ville, elle trouvait relativement étrange qu’un enfant comme moi sorte ainsi pour jouer tout seul mais elle ne m’en empêchait pas. Mes capacités d’apprentissage la satisfaisaient puisque j’avais déjà maitrisé bien des choses et jouais superbement bien de son violon.
Au fil des années, je suis devenu un jeune adolescent. Mes jeux avec sa seule amie changèrent aussi, j’achetai un arc avec l’argent de mes parents pour imiter l’archère et commençai à tirer des flèches dans les yeux des rats d’égoutants, à faire des sales coups aux commerçant, à maitriser le vol comme elle, même s’il m’était fait prendre plusieurs fois et que la ville ne pardonnait que peu, j’étais ainsi rentré quelques fois avec de belles blessures, toutes soignées par les médecins proche de la famille. -Je ne les ai jamais remercié, je ne le ferai jamais, mais ils n’étaient pas médiocres c’est le moins qu’on puisse dire-

J’aurais aimé, en ce temps, invité mon amie Cloona pour la présenter à mes parents, elle refusait elle aussi de les voir et un jour, elle disparut.
J’avais 17 ans, la tête pleine de rêves d’aventure à la brakmarienne, une magie sadida assez puissante à ma disposition du fait de mes nombreuses leçons, une envie de partir m’avait pris mais je ne pouvais pas tout laisser comme ça, j’ai donc commencé à m’ennuyer et à chercher mes propres défis, grimpant sur les hautes tours de brakmar, espionnant d’étranges organisations et rituels puis je me suis lassé, et j’ai décidé de prendre part à un voyage pour découvrir ce que le monde me réservait.
Mon père n’a jamais rien su, et ma mère ne souhaitait pas me retenir, elle aussi était partie à ses 16 ans. J’ai donc pris les accès à une banque bien remplie grâce à mes parent et quelques kamas sur moi, mon arc et du matériel pour mes poupée avant de prendre finalement mes clics et mes claques. –Pour ce coup là, peut être que je devrais te remercier, « Papa » mais je ne le ferai pas. Ça ne me correspond pas.-


Chapitre Second : Le départ

Comme première destination je visais Bonta, c’était droit au nord et pas difficilement atteignable si on évitait les champs de batailles mais il fallait déjà traverser les landes de sidimotes qui furent ma première prise de conscience sur ce monde.
J’avais directement pris le grand pont au-dessus de la lave qui menait vers les Landes, une caravane de marchand était partie peu avant moi et je comptais me servir d’eux pour me guider et éloigner les monstres. –Cette excitation liée à la jeunesse, la naïveté dont j’ai pu faire preuve me désole-
Le convoi s’est fait attaquer le troisième jour par un groupe d’ouginaks et de canidés. Je ne sais plus s’il restait des survivants mais j’avais pris mes jambes à mon cou en sens inverse.

Il ne fallut pas longtemps pour que je me fasse attaquer à mon tour. Je savais me défendre mais c’était mon premier véritable affrontement, mon inexpérience a presque été suffisante pour que ce livre s’arrête ici mais d’une façon ou d’une autre je m’en suis sorti. J’ai été mis hors combat par les canidés, et –je m’en souviens parfaitement, tout était clair, tout est encore clair- je m’effondrais quand un trait apparut au-dessus de moi pour aller atterrir dans le tas de canidés, une violente explosion eut lieu, j’avais été emporté par le souffle et quand je me suis réveillé, j’étais allongé dans une grotte, seul.
-Je ne saurais dire par qui j’ai été sauvé, encore maintenant je pense que c’est Cloona, mais tout le monde m’a dit que j’avais halluciné.-
J’ai finalement continué mon périple, dans un état plus ou moins acceptable afin de rejoindre bonta. Une fois loin des landes, le chemin était plus sûr et je me souviens n’avoir plus eu aucun ennui.

J’étais arrivé dans les champs de Cania, les couleurs m’agressaient, et déjà le noir et le pourpre de Brakmar et des landes me manquaient. Dans les champs, quelques paysans qui me regardaient bizarrement et qui me conseillaient vivement de faire demi-tour. Ce n’est qu’en arrivant au pied de la muraille, quelques jours après, que je compris pourquoi je devais faire demi-tour, ma tenue ravagée par les combats des landes arborait encore l’emblème brakmarien, sans aucun doute abimé mais visible, de ma famille. Je n’eus pas le temps de poser deux mots qu’on m’emmenait déjà faire un tour dans les prisons de Bonta.
-On me prend pour un fou, mais ce monde est bien plus fou que moi. Ou alors c’est ce monde qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Tant pis pour lui-
J’y restais quelque mois avant d’être relâché. Je ne comptais pas m’attardé dans cette ville, un jeune aux manières brakmariennes risquait de se retrouver encore une fois dans les geôles de la cité et je partais donc en direction de la cité des mercenaire : Astrub.


Astrub qui m’accueillit durant énormément de temps et qui fait donc l’objet d’un changement de chapitre.


Chapitre troisième : Astrub

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