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 Les contes funèbres de Lamorak

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MessageSujet: Les contes funèbres de Lamorak   Mer 29 Juin 2016 - 15:50



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Il était une fois, dans un monde bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui, un prince et une princesse vivant dans un magnifique château et filant le parfait amour.

La princesse était une très belle jeune fille du nom d'Aelys, disciple de Féca, dont le père, le Roi, était un vieux bonhomme doté d'une grande sagesse et qui avait énormément d'affection pour sa fille.

Le prince, quant à lui, était un jeune homme sans grande qualité, ni de corps, ni d'esprit, mais qui avait un amour profond pour sa promise, ce qui était réciproque. Il ne vénérait aucun Dieu, ayant préféré rester sans allégeance, même si cela le privait de toute magie.

Les deux tourtereaux filaient le parfait amour, profitant de l'immense domaine qui était le leur pour passer des après-midi entières à explorer recoins oubliés, passages secrets et couloirs sombres qui ravissaient leurs esprits aventureux, à faire des balades dans le parc dont les divers arbres, plantes et fleurs étaient, disait-on, les plus beaux du royaume.

Un beau jour, lors d'une visite d'un des passages secrets du château, la princesse, qui s'était perdue après s'être éloignée de son amoureux, fut retrouvée par un domestique qu'elle n'avait jamais aperçu auparavant. Il lui portait la pire des nouvelles.

"Madame, votre père nous a quitté", annonça-t-il.

Folle de chagrin, la princesse se mura dans le silence. Le monde magnifique dans lequel elle vivait se transforma en cauchemar, tout commença à lui sembler fade, la météo elle-même devenait maussade, le ciel était d'un gris menaçant, une brume épaisse entourant le château, et même le temps lui semblait alors devenu incroyablement long : Xelor s'était-il joué d'elle ?

Et son bien aimé, elle ne le retrouvait pas, comme si il avait été avalé par les entrailles du château. Tout le monde lui paraissait inconnu.

Le plus étrange, ce fut certainement les phénomènes inexplicables qui commencèrent à se produire. Les horloges s'étaient toutes arrêtées à l'heure de la mort de son défunt père, des objets lévitaient dans le château, les statues des Dieux semblaient ne plus répondre à aucune prière, à aucune supplication. Les habitants du château étaient maudits, abandonnés des Dieux, damnés.

Voués à servir Rushu pour 1000 ans, tel était le destin de leurs âmes. Voilà en tout cas ce qui se chuchotait parmi les domestiques, et même à la cour.

Qu'avaient-ils faits pour mériter ça ? Nul ne le savait.

Alors, un jour, se résignant, Aelys fit ériger une statue à la gloire de Rushu, au beau milieu de la salle du trône. À l'instant où la dernière pierre fut posée, la foudre s'abattit sur le château, et le tonnerre retentit avec plus de force qu'il ne l'avait fait jusque là. Le ciel devint rouge, et des silhouettes translucides apparurent à côté de la statue, entourant une créature hideuse qui se tenait juste devant.

"Aelys, tu as servi ton maître avec beaucoup de zèle. Rushu t'ouvre les portes de son royaume", tonna la voix caverneuse qui emplissait la pièce, couvrant les chuchotements curieux qu'échangeaient les spectateurs de la scène.

Une autre voix, beaucoup moins lugubre, s'éleva dans la salle. Comme revenu d'entre les morts, la voix du prince retentit.

"Mon aimée, renonce à ce monde et je te rejoindrai !
- Il ment, il est coincé de l'autre côté, annonça celui qu'on ne pouvait que prendre pour un démon."

Une troisième voix s'ajouta aux deux premières. C'était une voix de vieillard, et lorsqu'elle se mit à retentir, Aelys sentit une douleur fulgurante lui traverser le corps.

"Aelys est ton nom, démon, et je te renvoie pour l'éternité là où tu dois r..."

La voix n'eut pas le temps de finir. La voix du fiancé d'Aelys l'interrompit.

"Aelys, veux-tu me prendre pour époux ?!"

Cette voix eut le don de soulager sa douleur, et même le ciel s'éclaircit à cet instant. La princesse, fondant en larme, s'exclama.

"Je le veux !
- Aelys, je te prends pour épouse !"

Alors, à cet instant, le prince apparut devant Aelys, et, aux moments où leurs mains et leurs lèvres entrèrent en contact, leur peau devint comme poussière, des plaies béantes et des asticots apparurent sur leur corps encore jeune, et leurs yeux furent rongés par les insectes qui avaient gagné la pièce, leurs os se mirent à devenir apparents, et le tonnerre se calma pour laisser place à une nuit d'encre.

Car Aelys était morte, et que le prince l'avait rejoint, son amour la sauvant des griffes de l'exorciste engagé par son père, le Roi, qui voulait qu'elle repose en paix plutôt que de continuer à hanter le château, tous les domestiques des temps passés la servant depuis leur tombeau.

À cet instant, le château lui-même devint tombeau, et aujourd'hui encore, on peut voir Aelys et son aimé, unis jusque dans la mort, rôder dans le monde des douze, se balader dans les couloirs sombres, les passages secrets et les recoins oubliés, les parcs de toute beauté, et protéger des dangers de notre monde les amoureux qui en auraient besoin.

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