Le Clan de mercenaires de Nedora-Riem (DOFUS - Pandore)
 
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 [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich

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Alberich
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MessageSujet: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Mer 18 Mai 2016 - 18:12

[HRP] N'hésitez pas à commenter ! Non seulement je peux ainsi corriger d'éventuelles erreurs ou failles scénaristiques, mais c'est en plus motivant ! J'éditerai pour compléter par les autres chapitres ! Smile [/HRP]





Taverne d'Amakna, un jour de 611.

Un certain Kentigern de Beresaad en occupe la même table de jeu depuis bientôt dix ans, depuis qu'il a fait fortune dans l'élevage de dragodindes.
S'il a choisi de rendre la grandeur passée de son clan par le biais du hasard, ce n'est nullement sans raison. Ce hasard semble effectivement guider la famille depuis plus d'un siècle et demi, au point de convertir nombre de ses membres au culte Ecaflip.






I: Aloysius





Les épisodes de l'existence des Beresaad étant de grands Arsis-Thésis incarnant grandeur et décadence, celà peut laisser penser que Xelor a toujours su rester courtois vis à vis d'Ecaflip, en n'écrivant jamais son futur à l'avance. De plus, les Douze savent la querelle qu'une Sainte partie de dés pourrait provoquer en Ingloriom en cas de coup fourré de la part du Maître du Temps, face à celui du Hasard...qui sait !


Mais revenons à nos bouftous, dont les Beresaad font à la fin du Ve siècle un élevage massif qui fait toute leur fortune. Ce qui nous intéresse ici, c'est la manière dont ils la conservent et l'augmentent d'autant plus quelques décennies plus tard pendant une période pourtant de grande pénurie qu'est celle d 'Uk'Not'Allag en Amakna !


Constatant l'insatiable appétit du démon, Aloysius de Beresaad -le vieux chef de famille- ordonne l'abattage de tout son bruyant troupeau de deux-mille têtes.
Son clan comptant également des alchimistes de talent,
les milliers de litres de sang -auquel les bouchers attribuent des vertus curatives comme nutritives-
et les dizaines de tonnes de viande sont soumises aux meilleurs processus de conservation, pour pouvoir être stockées le plus longtemps possible dans une grande réserve souterraine dont seule la famille connaît l'emplacement.


C'est ainsi que les Beresaad se lancent dans le marché noir, où en cette période de famine et d'occupation démoniaque, le prix d'une cuisse de bouftou ne s'est jamais tant envolé.
Ils engagent également des mercenaires pour aller espionner les autres élevages, épiceries, potagers clandestins susceptibles de créer de la conccurence.
Dès qu'ils en découvrent un, ils laissent le choix au propriétaire: soit il cède son exploitation au plus bas prix, soit il est dénoncé aux démons par lettre anonyme.


Le futur roi Allister arrive au bon moment: quand celui-ci met fin à l'ère d'Uk'Not'Allag, les stocks des Beresaad sont presque épuisés, et leur fortune en or est colossale.


Le vieil Aloysius prétendra pendant longtemps avoir eu le jeune Feca en face de lui, qu'il lui aurait vendu trois mille litres de sang au prix fort, le traitant de morveux naïf après l'avoir ainsi dépouillé de toute la fortune de sa nouvelle guilde, faute de talent en marchandage dans leurs rangs. Une histoire dont la véracité reste toutefois plus que contestable, la santé mentale du chef de famille s'étant passablement dégradée avec l'âge. De plus, il y a de grandes chances que la couronne démente une telle rumeur si un jour on l'interroge à ce sujet, soit parce que le roi a vite renié cet épisode de sa lutte héroïque, soit parce qu'il a fini par oublier cette histoire tout de même vieille de plus de 130 ans... soit parce qu'il s'agissait tout simplement de l'affabulation d'un vieillard frappé par le gâtisme !


Mais quoi qu'il en soit, la nouvelle couronne pointe vite du doigt la famille toute-puissante qui a profité de sa fortune pour vider de leurs dernières économies les Amaknéens déjà oppressés par l'occupant, en leur vendant la nourriture dont tout homme à besoin pour survivre à des prix excessivement élevés...
Mais qui a aussi indirectement collaboré avec les démons en livrant leurs conccurents qui parfois agissaient -contrairement à eux- de manière complètement désintéressée,
juste pour aider leurs voisins...d'où le courageux refus de vendre de la plupart d'entre eux !


Seulement, le pouvoir encore très jeune n'a pas la puissance nécessaire pour toucher à Aloysius et ses mercenaires qu'il continue de payer grassement pour protéger son patrimoine. Ainsi pendant dix ans, les Beresaad vivent comme des rois, bien mieux que l'actuel !


Mais au milieu de l'année 522, le vieux chef de famille atteint de troubles de la mémoire du fait de ses 78 ans oublie à de nombreuses reprises de donner leur solde aux fameux mercenaires, et dément quand ces derniers viennent lui réclamer ce qu'il pense être abuser d'un pauvre vieillard. Lassés, ils quittent définitivement la grande propriété après avoir exigé leur dernière paie aux héritiers, ce qui donne le champ libre au gouvernement d'Amakna pour exercer sa justice:


Les biens des Beresaad sont confisqués.


Aloysius échappe de peu à l'apoplexie, et sa santé mentale se dégrade encore un peu plus.
La dernière fois que l'on entend parler de lui, c'est quand à plus de 80 ans il réussit un jour à pénétrer dans le château déguisé en cuisinier avec un grand tonneau de vieux sang de Bouftou rance sous pression et un tuyau d'arrosage... et au moment du banquet en asperger les convives en criant "Vive le roi ! Vive le roi !"


Déclaré fou, il échappe à la prison.
Il meurt finalement le 18 maisial 528, à l'âge de 84 ans.

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MessageSujet: Re: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Lun 23 Mai 2016 - 23:18

II: Marich





Petit-fils d'Aloysius, il est âgé de seulement 21 ans lorsqu'il assiste à la ruine de son clan.
Alchimiste très prometteur formé par son père Kadhin, il est à l'instar de ce dernier l'un des bouftons noirs de la famille s'étant tournés vers Eniripsa plutôt qu'Ecaflip ou Enutrof. Néanmoins, son culte quelque peu marginal permet aux Beresaad de se maintenir à flots lorsque ses deux parents décident l'exil à Bonta en 523, tandis que le grand-père et le reste de la famille décident de rester.
Car si à Amakna le nom de Beresaad est désormais peu glorieux, il est en revanche complètement inconnu de la cité Blanche.

Le père et le fils ouvrent là-bas un cabinet médical qui marche plutôt bien en raison du conflit avec Brakmar.

Malheureusement contrairement à Kadhin, Marich n'a pas le sens des affaires,
Et à la mort du premier en 536, il met la clef sous la porte dans le mois qui suit,
après avoir chassé et renié sa propre mère qui gaspillait des quantités astronomiques de potions pour rajeunir toujours un peu plus artificiellement son corps, et dont il a appris la relation adultère avec un tambour de la garde de trente ans son cadet... et qui durait depuis cinq ans.

Il songe d'abord à chercher du travail chez un autre alchimiste de la ville, mais la vie à Bonta est
chère, et le salaire ingrat.

Sa décision est prise: avec les kamas de la vente de son cabinet il s'achète une carriole et une dragodinde, et c'est ainsi que Marich de Beresaad entâme sa grande aventure de médecin-alchimiste itinérant à l'âge de 35 ans.

Comme celà ne gagne pas non plus tellement, il créé un jour pour faire sa publicité un "philtre miraculeux" sensé faire tomber amoureux quiconque en boit.
Et celà fonctionne au delà de toute espérance:
dans le premier village où il fait étape, sa cargaison -dont il avait longuement parlé- est cambriolée pendant la nuit.
Il la retrouve entièrement vidée le soir suivant à la taverne, au milieu de ce qui devait être un banquet convivial: une gigantesque orgie où les hommes se saisissent lubriquement des jambes de malheureuses jeunes filles incapables de résistance en raison de la puissante drogue versée à leur insu dans leur verre. Le Beresaad découvre à quel point l'alchimie peut alors être utilisée à mauvais escient, et détruit sa recette avant de fuir le village. Mais c'est sans compter la destinée du clan, vouée à ce que rien n'y soit jamais gravé dans le marbre...


40 ans plus tard, vieillissant et fatigué par l'immense voyage qu'est devenue sa vie, Marich décide une dernière escale près de Sufokia avant de prendre sa retraite et retourner en Amakna.
Sortant tard un soir de la taverne, il aperçoit au bout d'un quai une ravissante jeune fille trempant ses pieds dans l'eau en chantonnant, et en tombe follement amoureux.
Seulement, même si les Douze réunis descendaient pour le lui ordonner en face, jamais la belle âgée de seulement seize ans n'accepterait les avances d'un prince aux cheveux tant teintés de gris et de blanc, et au visage tant orné de rides.
Après dix insistances se soldant toujours par un refus au point d'être vu d'un mauvais oeil par le riche père de sa bien aimée ainsi que par la garde Sufokienne, Marich désespère et songe à mettre fin à sa vie. Mais les Douze savent à quel point les autres folies dont est capable un homme dans une telle déprime sont en nombre infini...

Depuis quatre décennies il en est conscient: s'il a jadis brûlé la recette de sa terrible potion, son contenu est toujours inscrit quelque part dans sa mémoire.
Chaque soir elle retourne au bord de l'eau pour s'y tremper les pieds en fredonnant.
Elle tourne le dos aux quais et ne peut donc pas voir quelqu'un s'approcher pour la poignarder avec une seringue...


Cette histoire figure depuis à présent sept décennies dans les affaires non élucidées de la garde de Sufokia:
Une jeune fille pleine de vie rejette pendant dix jours un vieillard qu'elle n'aimerait pour rien au monde...
Et du jour au lendemain la voici à son bras formant avec lui un couple parfait. Mais son visage est devenu pâle et inexpressif, comme celui d'une morte...
Quand au père cloué au lit depuis une semaine, il rend subitement son dernier souffle sans donner aucun testament.
Ayant été à son chevet en tant que médecin et -à priori contre le gré du mourant- futur gendre,
Marich nie fermement tout empoisonnement en affirmant qu'il était de toutes façons condamné, et qu'il a au contraire passé son temps à tenter de purifier son corps malade.
En réalité, la purification n'est pas utile uniquement du vivant du patient. Elle est aussi très pratique pour effacer quelques preuves compromettantes après le
décès non naturel de ce dernier...


L'Eniripsa rentre finalement avec sa fiancée ainsi qu'un bel héritage de mille dragodindes en Amakna, où sa famille lui fait un accueil triomphal et proclame le mariage.
De cette union naît Kentigern de Beresaad, le père d'Alberich.
Marich finit brutalement le mensonge qu'est sa vie de foyer à l'âge de 87 ans:
Alors qu'il monte fougueusement sur sa femme pour donner un petit frère à Kentigern son coeur lâche.
La malheureuse épouse ne tarde pas à suivre l'homme qui lui a jadis volé sa vie, le terrible elixir ayant
peu à peu rongé son espérance de vie au fil des piqures.


Kentigern n'a d'autre choix à seulement onze ans que de surmonter cette terrible réalité,
qui sera à l'origine de son mépris pour l'alchimie, sa froideur ainsi que sa mégalomanie.

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MessageSujet: Re: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Sam 18 Juin 2016 - 3:00

III: Kentigern




An 588.
le clan des Beresaad parvient désormais à revivre sainement, mais n'a pas encore retrouvé sa grandeur passée.


Kentigern bien qu'encore jeune en est conscient: sa famille est trop ancrée dans son glorieux passé et ses quelques membres aujourd'hui disparus dont les talents ont rempli les coffres, et celà donne à cette dernière une profonde aversion du travail. Ils se contentent d'abattre une à une les dragodindes laissées par feu son père pour en revendre la viande. Elle ne vaut pas assez cher, la reproduction du troupeau est trop lente. Et une fois vides, les enclos ne se rempliront pas seuls.
Et ce sera à nouveau la misère.

Seulement pour son âge, le jeune garçon jouit déjà d'une grande intelligence;
et possède déjà un certain sens des affaires:
Réunissant les autres enfants du village, il n'hésite pas à lancer des jeux de hasard dans lesquels il gagne toujours, que ce soit lui-même ou par le biais d'un complice qui empoche quelques gains en jouant les parieurs anonymes pour ne pas éveiller les soupçons.
Car en plus d'avoir choisi Ecaflip, Kentigern possède également le principal don pour les affaires:
Il est un excellent tricheur !
Autant dire qu'il a également de quoi s'attirer les faveurs de Sram.

Mais cinq ans plus tard la garde frappe à la porte de sa maison pour l'arrêter,
accusé d'avoir poussé de malheureuses jeunes filles de son cercle de jeu à se prostituer,
car elles lui devaient de l'argent.
Mais peu importe. Il a pendant ces années amassé une somme conséquente de kamas qui finit par lui servir pour deux choses: payer sa caution pour éviter la prison,
et racheter à ses oncles ce qu'il reste du troupeau du clan, une centaine de têtes.

Passant des heures dans la bibliothèque d'Amakna, il dévore en l'espace d'une semaine l'intégralité des recueils dédiés à l'élevage, pour la semaine suivante mettre les instructions en pratique, car si c'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en élevant que l'on devient éleveur !
Et sa soif d'apprendre porte vite ses fruits: le troupeau gagne à nouveau en quantité mais aussi en qualité, grâce à un investissement judicieux dans des reproducteurs vifs et robustes en partenariat avec ses oncles -et donc avec son argent qu'il leur a versé dans l'achat du troupeau ! Malheur au dragodindon qui nait faible, malformé, ou tout simplement avec une taille ou un poids trop modeste, car il est sur le champs abattu, découpé, haché menu et vendu aux bouchers d'Amakna. Kentigern s'associe en 597 avec sa cousine Alienor, alchimiste spécialiste des hormones, dans des recherches visant à améliorer artificiellement les capacités des montures ainsi que la qualité de la viande.

Et la recette paie tout comme la soif d'apprendre dont elle est issue,
car au bout de deux ans les clients se bousculent:
De riches aventuriers à la recherche d'une dinde haut de gamme, des chefs cuisiniers de la cour d'Amakna, des éleveurs en quête des meilleurs mâles pour saillir leurs femelles...au grand bonheur des Beresaad qui contemplent de leurs yeux pétillants l'inexorable rentrée des kamas dans leurs coffres. Si bien qu'ils font en 599 l'acquisition d'une magnifique maison à l'ouest d'Amakna, autour de laquelle Kentigern fait construire un grand haras pour son prestigieux troupeau. Alors âgé de vingt-trois ans, le jeune prodige en élevage proclame ses fiançailles avec Aliénor, de quinze ans son aînée.

Son mariage est fêté en grandes pompes le 12 novamaire 601 en un bal ayant aussi pour but d'inaugurer la grande Taverne Casino du Haras où sont invités tous les éleveurs de la région, mais aussi les clients les plus fidèles, dont certains ont d'étroits liens avec la noblesse d'Amakna, et où les mises se comptent vite en centaines de têtes. Une belle revanche pour la grande famille sur la couronne, qui en dit long sur la capacité de Kentigern à ne rien céder à Ecaflip et son hasard sur le plan stratégique !

L'année suivante Aliénor accouche de Branh, puis 10 ans plus tard d'Alberich, alors que les Beresaad connaissent une nouvelle apogée.

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MessageSujet: Re: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Dim 23 Oct 2016 - 12:45

IV: Alberich






Je suis Alberich de Beresaad, fils cadet de Branh, tous deux nés de l'union consanguine de Kentigern et Alienor.



   Notre clan est à ma naissance en 611 l'une des grandes familles roturières les plus fortunées et influentes du continent, si bien que nous prétendons à un titre de noblesse.
Notre renommée s'est faite sur bien des domaines depuis notre ancêtre Sten lors de la bataille de l'Aurore Poupre, le dernier en dâte étant l'élevage de dragodindes haut de gamme. Et en cette fin des années 620, je me destine à devenir le meilleur chevaucheur souhaitant faire la gloire de sa famille lors des courses organisées au grand Dragodrôme de notre conception, à faire pâlir l'antique piste de Dragokart ayant existé dans l'arène de Bonta, tandis que mon frère de dix ans mon aîné est destiné au mariage avec la fille du chef du clan Kagrenzel, éleveur aux structures plus modestes mais tout aussi fortuné et surtout, officiel de la Couronne et donc noble, au titre de Chevalier à la cour.


   Car mon père comme tous ses ancêtres jusqu'à Aloysius cherche à se venger de la couronne, et pour celà il a imaginé un stratagème: L'union de Brahn avec une fille de sang noble -chose quasiment acquise- lui permettra de facilement obtenir le titre qu'il convoite, et c'est là que j'entre en scène: Moi le plus jeune mais plus beau des deux frères, je dois à l'âge adulte aller trouver une fille de sang royal qui n'est autre qu' Allisteria -la nièce de l'actuel régent- dans le but de la séduire, demander sa main à Fallanster qui au vu de notre fortune se verra obligé de donner son accord -toujours selon mon père- et m'unir à elle: non seulement j'aurai moi le pouvoir de prétendre au trône pour lors de mon règne laisser les ficèles à Père comme il le désire, mais en plus notre descendance jouira du sang béni par Feca environ un siècle plus tôt. Suite à quoi nous éliminerons notre royal prédécesseur ainsi que son cher frère, dans un "tragique accident". Ainsi débutera le règne d'Alberich Ier, roi de tout Amakna.

   Voilà, maintenant vous savez pourquoi ma mère répète environ cent-vingt-sept fois par jour à mon père qu'il est un "vieux corbac sénile qui ose mêler ses enfants à ses délires mégalomanes".


   
   La fille du Chevalier de Kagrenzel, Ysuin - car c'est son nom que rien ne me fera oublier- prend vite ses marques: elle vient chaque jour à l'étable pour essayer une monture, et moi relevant le regard de ma fourche et de la litière, j'essaie de croiser le sien. Un jour elle vient pour une dragodinde que je n'ai pas fini de brosser, et nous commençons à parler. Je me souviens comme si c'était hier de moi bégayant face à ce regard, ce rire, ce sourire. J'ignore en revanche combien de temps nous avons parlé, mais à la fin mon père est venu rouge de colère en me criant que j'avais interdiction de faire perdre son temps à la future mariée qu'ils cherchaient tous depuis déjà deux heures pour que Branh lui fasse la cour dans l'intimité de la roseraie du jardin. J'ai eu beau bégayer et me frotter la nuque cent fois par minute, j'ai bien senti en elle une part de tristesse. Comme un être victime de son statut, et qui aurait besoin de parler à quiconque ne serait pas complice de son sort.
Son attitude aux côtés de mon frère ne fait que confirmer mes intuitions: cet être souriant, au visage coloré et plein de vie, laisse place à un teint livide, des yeux presque vitreux, et une parfaite absence d'expression.
Comme une morte.




 Un jour Brahn fait une chute qui le blesse au dos. Ne pouvant plus accompagner pendant au moins deux semaines la belle Ysuin lors de ses ballades en dragodinde journalières et ne voulant la laisser aller seule dans les bois d'Amakna, il me charge de prendre sa place.
Tandis qu'elle et moi recommençons à nous parler, je vois son regard, son visage, revenir peu à peu à la vie.

Un soir après le dîner je lui apporte sa tisane, et elle me somme de rester. Elle me dit de m'installer au piano, et de lui jouer sa valse préférée. Je n'ai pas souvenir que personne m'ait écouté comme elle, les yeux fermés, souriante. D'habitude je joue pendant les soirées de gala organisées par mon père désireux de faire bonne impression auprès de notre future belle-famille, quand tout le monde est plus occupé par les petits fours que par la musique. Je suis comme une garniture décorative, en quelque sorte.

A peine ais-je fini qu'elle pose sur le pupitre un recueil à quatre mains, et nous jouons pendant bien une heure. Un moment je me trompe, et sa main tombe en plein sur la mienne. Tandis que je me perds en excuses je m'aperçois que si je ne peux la retirer, c'est parce qu'elle a resserré ses doigts. Je comprends alors la folie qu'elle voulait commettre.



Pourquoi l'ais-je donc suivie dans ce baiser interdit ?
 


Parce que sans doute j'éprouvais déjà pour elle ce sentiment propre aux humains et qui me paraît aujourd'hui si inaccessible...






  Elle et Branh consomment le mariage le 22 septange 629 tandis que mon père jubile de son titre nouvellement acquis, faisant désormais de lui le Chevalier Kentigern de Beresaad. Les mois, les années passent, et nous continuons à nous voir en secret, vivant cette aventure clandestine, mais si jouissive. Et pendant un an, personne n'a le moindre soupçon. Jusqu'à ce 28 Flovor 631, où Branh nous découvre dans sa chambre. Comme fou, ou comme s'il avait compris qu'elle ne l'avait jamais accepté, il s'empare d'un coupe-papier sur une commode et se jette sur moi. En tentant de le maîtriser, je lui plante accidentellement dans la hanche, et vacillant de douleur et de stupeur, il perd l'équilibre et passe par la fenêtre, chutant du premier étage. Il n'est par chance que blessé.

 Mon père comprend alors la situation à laquelle il est confronté: si la belle famille apprend celà, Beresaad comme Kagrenzel courent droit au déshonneur. Mais surtout Alberich Ier ne verra jamais le jour, et pour celà à ses yeux je suis impardonnable. Une seule solution vient à lui: me faire disparaître en usant de son influence sur la milice pour que mon arrestation ainsi que ses circonstances soient tenus secrètes. Il obtient aisément gain de cause et me voici enfermé, renié, déshonoré, tout celà dans le plus grand silence.


   Dans cette cellule je suis d'abord comme un chacha élevé dans une belle demeure et que l'on jetterait d'un coup dans la vie sauvage: perdu, désorienté, battu par mes compagnons tentés par ma part de pain sec, et avides d'en découdre avec les riches profiteurs qu'en leurs murs je représente. Déjà tenté par Ecaflip dans mon enfance, c'est dans les ténèbres de ma geôle que je ravive ma foi en le Maître du Hasard pour m'aider à surmonter cette peur de l'inconnu. Peu à peu je retrouve mes forces, ceux qui me frappent réveillent finalement le chat qui dort, et pour la première fois je sors les griffes. Mes geoliers me les coupent le lendemain au vu du carnage que ma nature bestiale tout juste éveillée de mon inconscient a provoqué, tandis que mes compagnons d'infortune comprennent ma détermination à survivre, quitte à devoir passer par ce qu'ils nomment fanatisme. Eux qui me crachaient au visage viennent à présent me manger dans la main.


Et un mois et demi plus tard, un garde m'ouvre la porte de la liberté, me disant qu'Ysuin a secrètement payé ma caution. Mais au moment de quitter les ténèbres un camarade m'interpelle: il sort lui dans un mois et me propose de m'aider à reprendre ce que l'on ma volé. Je décide de le retrouver à cette date. C'est à la taverne qu'il se présente véritablement à moi: Son nom est Valignya, et lui et ses hommes étaient un groupe de bandits chevaucheurs avant d'être arrêtés.
 En prison j'ai gagné leur respect et ils disent avoir des armes cachées pour pouvoir reprendre du service, et surtout besoin d'un guide sachant monter à dragodinde, et "se mettre dans la tête d'un riche".




   Je leur demande un temps de réflexion de vingt-quatre heures et, concluant ne plus rien avoir à perdre, j'accepte.


Amakna étant devenue trop risquée, la bande répondant désormais au nom de "Rebuts de Djaul" délocalise aux plaines de Cania où nous prenons pour cible les convois faisant la route de Bonta. Tandis que j'apprends à manier les armes comme l'épée ou le tromblon tout en entretenant ma foi en mon Dieu, notre association commence à porter ses fruits et notre capital grossit au fil des semaines, des mois, nous permettant de cibler des proies toujours plus grosses, des chargements toujours plus précieux et défendus. Valignya voit peu à peu en moi un combattant et un stratège particulièrement doué -talents que je ne me serais jamais imaginé me trouver avant de le rejoindre.
Si bien que lorsqu'il raccroche pour des raisons de santé un jour de Javian 634, c'est moi qu'il nomme à la tête de la bande.

Ma première décision est de l'inviter à faire un dernier gros coup pour qu'il profite d'une retraite prospère. Il est au courant de mon identité et de mon histoire: même si elle implique de retourner à Amakna, la cible est toute choisie.




   C'est donc après un mois de préparation et d'armement que nous lançons l'assaut sur le Haras des Beresaad. Tels une bande de Shushus furieux nous pillons, détruisons, incendions, semant la terreur dans ma propre famille qui contemple avec effroi le retour d'un banni que l'on a jadis voulu effacer. Aujourd'hui l'échec de père est total, car tous me voient. Lui, mon frère, mes oncles, mes cousins, les Kagrenzel, et enfin, Ysuin. Mais il y a une chose qui aujourd'hui me différencie de mes nouveaux compagnons: aujourd'hui peu m'importent le haras, les meubles, les kamas, qu'ils prennent ou détruisent ce qu'ils veulent.

 Le Chevalier déchu Alberich, l'aimé de toujours d'Ysuin est de retour pour l'enlever à cette vie dont elle n'a jamais voulu, et pour l'emmener à celle dont elle rêve. Aujourd'hui, il y a quelque chose de pourri qui a brûlé en Amakna. Et ce soir, les "Rebuts de Djaul" font bombance, même si à un moment je dois corriger un de mes hommes ,Mactyr ,qui a voulu enlacer ma bien aimée.


   Mais je suis réaliste, cette vie n'est encore pas celle de la jeune femme dont je veux faire mienne. Je songe à me retirer quand nous aurons réuni assez d'or pour fonder un foyer doux et chaleureux. D'autant plus que je suis las de voir Mactyr lui rôder autour, si bien qu'un jour je lui brise le nez d'un coup de crosse devant tous les camarades pouvant ainsi le contempler pisser le sang, pour le punir d'avoir voulu la brusquer alors qu'elle lui résistait. Mais les choses s'accélèrent brusquement le 16 Octolliard 635, lorsqu'elle m'apprend qu'elle est enceinte d'1 mois.




   Je réunis ma bande, pour annoncer que je compte la dissoudre après avoir fait le meilleur coup de nos cinq ans d'existence: Une énorme cargaison de diamants livrée à l'Hôtel de vente de Bonta.
Nous ne parlons plus de dizaine de milliers de kamas, mais de dizaines de millions...Chacun la veille de l'attaque rêve de gloire et de fortune, d'une vie de palais, de vin et de kamas. Ysuin et moi avons un autre rêve: celui de partir loin d'ici, et d'assurer la meilleure des vies à notre couple et notre enfant.







   ...






   Nous avions la meilleure préparation possible. Nous avions tout calculé, tout planifié.
   Et pourtant ce 7 Maisial 636 c'est comme si tout s'était effondré. Attendus devant l'hôtel de vente par des miliciens armés comme pour une Aurore Pourpre, c'est pour nous la débacle. Perdu, désorienté comme ce premier jour en cellule où je ne veux jamais retourner, je tire la fatidique fusée rouge à mes compagnons: plus d'ordres, chacun est libre de lutter pour sa propre liberté. Mais ils sont trop fiers et trop courageux, et me voient encore comme leur chef en tirant dans le tas à mes côtés pour me permettre un repli salvateur, utilisant les cadavres de nos malheureuses dragodindes criblées de projectiles comme barricades. Je les supplie en vain de fuir, ils me répondent de penser à Ysuin et au futur père que je suis.


C'est finalement le coeur serré que je me rue sur ce chevaucheur qui se trouve sur mon chemin pour le désarçonner, et partir au triple galop sans me retourner et voir mes camarades tomber l'un après l'autre. C'est comme si ma nature bestiale avait repris le dessus comme la première fois. les rues de Bonta sont parsemées de passants, de femmes, d'enfants, de vieillards, que je vois comme
des insectes que je dois dégager de mon chemin en tirant des coups de tromblon en l'air sur ma monture lancée à pleine vitesse, percutant ceux qui ne se poussent pas assez vite.



   Et au milieu d'une avenue je la vois, Ysuin. Mais c'est l'horreur qui laisse place à l'espoir:
Je vois sa poitrine tachée de sang, sur laquelle Mactyr vient de tirer pour parachever son oeuvre qui consistait à me trahir. Pourquoi ne m'en suis-je pas douté ? Pourquoi malgré mon dévouement à Ecaflip je n'ai rien vu venir ?

Il tire un second coup de feu qui abat ma monture sous laquelle je me retrouve piégé, les jambes écrasées, avant de me laisser pour mort et fuir à son tour. C'est un homme brisé corps et âme et qui supplie qu'on l'achève que la milice finit par arrêter, attristée par la vue du cadavre un peu plus loin: celui d'une jeune femme enceinte de presque neuf mois.



Ecaflip, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?



  Le sort s'acharne, j'échappe à la peine capitale, et dans les ténèbres de la prison que je retrouve, mes mains et mes pieds sont enchaînés car ils ne veulent pas que je me libère en me supprimant. Dans la solitude absolue, l'obscurité, et la mort qui refuse de venir à mon chevêt, je comprends qu'il reste quelqu'un de mon côté, vers qui je peux me tourner.

Des suppliques pour Ecaflip, pour qu'il m'enseigne la force et le savoir qui m'aideront dans cette épreuve infiniment plus terrible que celles qui précédèrent. Savoir pourquoi j'ai une fois de plus tout perdu, quelles ont pu être mes erreurs, pour qu'il m'en punisse ainsi. Est-ce là ma pénitence ?

Je suis désormais un disciple dévoué qui a perdu jusqu'à son humanité, et qui n'a plus que lui.
Car cette épreuve, seul le pénitent pourra la passer.




   Pendant dix années, mes méditations me maintiennent en vie, et tandis que j'ai depuis longtemps abandonné tout espoir de revoir un jour la lumière, la porte de ma cellule s'ouvre à nouveau. Le geolier m'annonce ma libération pour bonne conduite. Je suis à la sortie encore une fois perdu dans l'inconnu, ayant trop longtemps vécu dans le noir je ne vois qu'un grand flou lumineux, et je perçois des bruits, des senteurs, tellement plus nombreuses, comme si mes autres sens s'étaient décuplés. J'erre alors sans but comme une bête sauvage pendant ce qui me paraît être trois jours, et quand mes yeux voient enfin clair je suis aux portes d'Astrub, une cité que je ne connaissais pas.

   Une incroyable coincidence que mon chemin tissé de pur hasard m'ait mené à un endroit civilisé. Peut-être un signe d'Ecaflip, qui me dit que mon avenir est dans cette ville, qui sait ?


FIN

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Alberich
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MessageSujet: Re: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Jeu 30 Mar 2017 - 17:43


IIIbis: Aliénor




Si elle s'est un jour présentée au manoir des Beresaad en tant que cousine éloignée, c'est parce que cette Eniripsa du nom de [Données manquantes] était maintenant en quête de liberté, avec désormais le nom d'une femme sans histoires, simple médecin alchimiste oeuvrant pour la santé des siens.

Elle naît un jour de 563 à Bonta, d'une mère esseulée qu'elle ne connaît que les dix premières années de sa vie. Celle-ci décède d'une maladie incurable qu'elle avait contracté huit mois plus tôt, passant son temps à dire à sa toute jeune fille que tout s'arrangerait, tandis qu'elle crachait toujours plus de sang.

La petite est ensuite placée chez un vieux disciple d'Eniripsa ayant autrefois enseigné à l'atelier des Alchimistes. Elle découvre cette déesse qu'elle commence à prier avec une telle foi que le vieil homme ne tarde pas à lui enseigner son savoir et tous ses secrets. Son talent est tel qu'elle décroche le titre de Maître à 21 ans, et peut désormais avoir son propre cabinet.

Elle est aussi très vite passionnée par la recherche, et passe ses journées dans son laboratoire à étudier l'anatomie Douzienne, dans ses moindres détails. Le succès de ses articles dans le journal local lui vaut la visite de toujours plus de patients prestigieux, de la noblesse Bontarienne.

En 2 ans, elle soigne une dizaine de patients que ses prédécesseurs avaient eux condamnés. A l'âge de 23 ans, [Données manquantes] est au sommet de sa gloire. Parmi ses confrères, très nombreux sont ceux qui éprouvent pour elle une admiration presque fanatique...à l'image de sa dévotion pour Eniripsa.


Un jour de 587, elle présente aux officiels Bontariens un sérum prétendu capable de rendre définitivement insensible aux maladies.

Mais alors qu'un soldat se porte volontaire, l'expérience tourne au drâme: le malheureux devient un [Données manquantes] qui sème le chaos parmi les gardes qui tentent de l'arrêter, tandis la scientifique révèle dans un grand "Magnifique !" la folie qui s'est emparée d'elle à petit feu, nourrie par son obsession de vaincre le mal qui avait autrefois lentement tué sa mère sous ses yeux.

Six gardes sont tués par la [Données manquantes] avant que celle-ci soit enfin achevée, et sa créatrice arrêtée.


Quand les autorités visitent son laboratoire, c'est une horreur sans nom qui s'empare de leurs âmes:

Plus de [Données manquantes] corps piégés dans de grand bocaux de culture dont certains sont humains, voire apprentis alchimistes portés disparus depuis des années.
Déformés par les expériences malsaines, on peut lire sur leurs visage une terreur sans nom ainsi qu'une souffrance infinie... pendant que la responsable enchaînée hurle gaiement que son traîtement est très efficace, que maman reviendra à la vie.

Condamnée, [Données manquantes] ne passe que très peu de temps dans les cellules Bontariennes, et ne verra jamais l'ombre d'un échafaud:

Un jour de Descendre 587, la ville est en état d'Alerte: En effet, un commando Brâkmarien de cinq hommes a réussi à infiltrer la Milice et faire évader l'Eniripsa. Aucune autre cellule n'a été ouverte, aucune arme n'a été volée: c'est précisément elle que la Pourpre cherchait.

Le jour de l'expérience, un des gardes était un espion, qui a pu voir "l'ampleur du talent" de [Données manquantes] malgré son délire. Après avoir fait son rapport, il a eu pour réponse de Brâkmar que cette femme leur serait doublement utile: En effet, la Pourpre a besoin d'elle pour qu'elle reprenne ses expériences sous sa bannière et qu'elle la fournisse en [Données manquantes]...

Aussitôt, le régime met à sa disposition un grand laboratoire flambant neuf, ainsi que de nombreux sujets d'expérience pour pouvoir librement exercer son talent et poursuivre ses recherches. Les [Données manquantes] doivent encore être mis au point. Aussi son travail devra surtout porter sur la cervelle. Tant mieux, elle manie le trépan mieux que quiconque !

Les sujets en question sont pour la plupart des prisonniers condamnés à mort, mais la belle chercheuse Eniripsa est gourmande. Nombre de ses calculs sont encore erronés,
et elle n'hésite pas à réclamer encore plus de "patients", quitte à piocher dans les peines moins lourdes...

Puis dix ans plus tard, un jour de 597, elle sent qu'elle touche au but:
Le sujet 02576 a parfaitement accueilli la substance et a vu ses capacités physiques ainsi que sa résistance multipliées par [Données manquantes].
Reste encore une légère [Données manquantes] à corriger.

Un jeune soldat Brâkmarien du nom aujourd'hui bien connu de [Données manquantes] jubile.
Lui qui assiste aux expériences depuis bientôt 4 ans, programme l'essai sur lui-même pour la semaine suivante. Quoi de mieux que de devenir un [Données manquantes] pour asseoir son pouvoir en la Pourpre.

Brâkmar est donc prête à entrer en possession d'un [Données manquantes], potentiellement capable de [Données manquantes] si l'on parvient à le produire en masse, ce qui ne saurait tarder grâce à l'inexorable avancée de l'Eniripsa.

Mais c'est sans compter Albrik Krivine, disciple Bontarien de la scientifique du temps où elle était encore un médecin reconnu. Le voici infiltré dans la Poupre, seul, déterminé à trouver son ancienne mentor.

Elle lui a enseigné une grande partie de son savoir: il sait aussi bien qu'elle composer un sédatif dont il enduit une fléchette qu'il lui loge dans le cou, ce qui a pour effet de la faire tomber le nez dans les boyaux à vif de son dernier sujet d'expérience. Tout comme elle, il sait composer un sérum capable d'augmenter temporairement sa force, pour porter son corps jusqu'à sa monture et quitter la ville au triple-galop.

Et tout comme elle, il a fait de nombreuses recherches sur un sujet précis: lui veut soigner la folie de celle qui lui a tout appris.

Brâkmar est réveillée en sursaut par l'incendie du laboratoire, dans lequel part en fumée le programme [Données manquantes] ainsi que tous les plans s'y rapportant.


A la frontière séparant Sidimote de Cania, une escoudade de la Blanche attend Albrik avec son précieux chargement:

"Nous devons nettoyer sa mémoire, la ramener à la raison. Je lui dois celà. Pour tout ce qu'elle a fait pour moi."

_Professeur vous n'y pensez pas. Les ordres de [Données manquantes] sont formels: elle doit être rapatriée en l'état à Bonta.
[Données manquantes] a des projets pour elle.
Je crois que vous n'avez pas conscience que grâce à ses connaissances la Pourpre sera peut-être un jour définitivement vaincue !


L'âme du disciple s'emplit d'amertume. Comment la Cité Blanche peut-elle s'abaisser au point d'à présent convoiter le [Données manquantes] qui a nécessité la torture, la mutilation et le massacre de tant d'humains par une psychotique ayant depuis longtemps perdu toute notion de conscience, que les élites Brâkmariennes ont tant pris plaisir à exploiter ?

Comment peuvent-ils agir à ce point par intérêt, eux qui l'ont autrefois rejetée, et qui à présent veulent s'en servir maintenant qu'elle a obtenu un résultat viable, peu importe
les moyens employés ?

Comment peuvent-ils se regarder dans une glace en disant oeuvrer pour le bien ?

Il ne peut l'accepter. Il talonne violemment sa monture et prend à nouveau la fuite. Les gardes montés ne peuvent le suivre: leurs équipements lourds sont très efficaces pour les charges, beaucoup moins pour les poursuites sur des longues distances.


Ainsi, pendant des mois, Albrik vit dans la clandestinité, confinant son ancienne professeure dans une cave, pieds et mains liés à une chaise, pour qu'à son tour elle subisse une expérience.

Et enfin, une matinée de Martalo 598, il la libère de ses entraves, estimant que le traîtement a fonctionné. Effectivement, [Données manquantes] est à présent sereine, douce, paisible, se souvenant qu'elle est une bonne disciple d'Eniripsa, mais pas de ses recherches passées,
ni de son identité.

Une identité, son disciple s'est chargé de lui en réattribuer une, en changeant son apparence physique mais pas seulement:

Ayant fréquemment fréquenté la taverne d'Amakna pour oublier ses soucis, il y a fait la connaissance d'un certain Kentigern à une table de jeu, qui plutôt porté sur la bouteille en cas de défaite ne s'est pas privé de lui raconter sa vie en détails.
Après plusieurs de ces entrevues avinées, Albrik a fini par lui prétendre qu'une cousine éloignée du nom d' Aliénor de Beresaad était en visite à Amakna et souhaitait renouer contact avec son Clan.

Les Beresaad sont alors une grande famille influente et estimée dans cette région du monde. Jamais la Blanche ou la Pourpre ne songeraient à la chercher ici.

Finalement, c'est le coeur serré qu' Albrik Krivine se retire alors de la vie de la femme qu'il a peu à peu appris à aimer, pour lui aussi commencer une nouvelle existence avec un nouveau nom, et risquer de retourner à Bonta pour y détruire les dernières informations compromettantes pour elle comme pour lui.

Elle, malgré ce lavage de cerveau, semble malgré tout avoir gardé le nom de son bienfaiteur dans son subconscient, au point d'avoir 13 ans plus tard un fils nommé Alberich...

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MessageSujet: Re: [Background] Histoire des Beresaad, d'Aloysius à Alberich   Jeu 30 Mar 2017 - 23:05

Albe le riche a écrit:
Mais au milieu de l'année 522, le vieux chef de famille atteint de troubles de la mémoire du fait de ses 78 ans oublie à de nombreuses reprises de donner leur solde aux fameux mercenaires, et dément quand ces derniers viennent lui réclamer ce qu'il pense être abuser d'un pauvre vieillard. Lassés, ils quittent définitivement la grande propriété après avoir exigé leur dernière paie aux héritiers, ce qui donne le champ libre au gouvernement d'Amakna pour exercer sa justice:
J'avoue ne pas trop avoir compris ce passage, peut-être qu'une meilleure tournure de phrase rendra l'idée plus fluide à la lecture ?  "[...] quand ces derniers viennent lui réclamer leur dû ce qu'il pense être une ruse pour abuser d'un pauvre [...]"


Alber Ichcoque a écrit:
Et à la mort du premier en 536, il met la clef sous la porte dans le mois qui suit, 
après avoir chassé et renié sa propre mère qui gaspillait des quantités astronomiques de potions pour rajeunir toujours un peu plus artificiellement son corps, et dont il a appris la relation adultère avec un tambour de la garde de trente ans son cadet... et qui durait depuis cinq ans.
Commencer cette phrase par "Et" rend le rythme réellement étrange. "A la mort du premier[...]" passerait mieux je pense.
Dans l'ensemble c'est une phrase longue, un peu de ponctuation et de rythme lui feraient le plus grand bien ! "[...] dans le mois qui suivit après avoir chassé et renié sa propre mère : elle gaspillait [...] artificiellement son corps. Il avait également appris sa relation [...]"



Dans l'ensemble, les premières parties ont un rythme assez désarticulé. Tu devrais éviter de commencer tes phrases par des "Et" et "Mais". Rares sont les phrases qui ont un bon rythme avec ces mots au départ. Je te conseille de mieux répartir la ponctuation et le rythme, pour ça n'hésite pas à lire tes phrases à haute voix, ça te donnera un excellent moyen de trouver le bon rythme, savoir quand couper ta phrase, quand placer un souffle et donc rendre la lecture plus agréable.




La partie trois sur Aliénor tient un rythme d'écriture bien plus souple et agréable à la lecture ! Il y a une réelle amélioration. Il y a quelques "," avant des "et" qui cassent un peu le rythme mais c'est bien moins fréquent.

Voilà pour la partie un peu technique ! Pour ce qui est du contenu à proprement parler... J'avais un peu de mal au début à l'idée de créer une famille si puissante en Amakna d'un point de vue Background mais la richesse est toute relative et l'histoire se perd et se modifie ; il se peut que ce soit une famille un peu plus riche comme de nombreuses autre à l'époque. Elle ne serait donc pas si exceptionnellement imposante vis-à-vis du Background. La suite mène dans un ambiance bien plus secrète, bien plus discrète qui se glisse parfaitement dans l'histoire générale.

Même si toutes les parties sont prenantes, j'ai tout particulièrement apprécié la dernière. Le côté mystérieux est vraiment intéressant et cette boucle qui permet d'en apprendre finalement plus sur les origines d'Alberich procure une agréable surprise ! Il y a cependant quelque chose qui m'échappe. Aliénor se fait libérer en 598 mais tu dis plus haut qu'elle s'est associée en 597. J'ai peut-être mal repéré le déroulement ? J'ai l'impression qu'il y a une incohérence à ce niveau là.

En tout cas bravo, c'est un bel effort !

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La vertu, comme le corbac, niche dans les ruines. La justice se rend dans la lumière et l'équilibre est établi dans l'ombre.

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.


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