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 Rencontre du Marquis et de Shariva

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Ilamai(Ryusei)
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MessageSujet: Rencontre du Marquis et de Shariva   Dim 28 Fév 2016 - 18:56

Les roublards sont partis bien tôt, emportant avec eux leur part du gâteau.

Le braquage de la banque d'Astrub s'était déroulé sans accrocs. Pourtant le Marquis avait préféré redistribuer l'intégralité du butin à deux passants, il n'en garda miette et leur permit de remplir leurs assiettes.

Jamais le Marquis n'avait cherché le confort, jamais il ne fut attiré par la chasse à l'or, jamais l'opulence ne lui avait fait pousser d'ailes, jamais il ne fut motivé par l'aisance matérielle, en sorte qu'il ne savait jamais quelle utilité donner aux kamas qu'il récoltait - Ou plutôt, extorquait ; non, le plaisir qu'il prenait a bouleverser son quotidien était bien son unique dessein, et, lorsque, repensant au braquage, ses yeux se mettaient à briller, ce n'était pas le reflet des pièces de monnaies mais le bonheur de chambouler la tranquillité de la cité, l'attente de inattendu, le haletant de l'incongru, l'hilarité de voir les plumes des banquiers choir de leur costumes sous l'effet de l'effroi - le Marquis en avait par ailleurs prélevé un joli bouquet pour renflouer son canapé.


Notons que notre bon trublion eut vite fait de s'en mordre les doigts, repensant à la bourse dérobée qu'il promptement distribua, et son esprit fut ainsi saisi d'une idée bien inspirée. "Suis-je en pleine possession de mes moyens pour avoir osé leur donné cette aumône charitable, alors que la jeter entre eux deux m'eut été plus favorable ? J'aurais ainsi pu les voir s'entre-déchirer pour ces pièces de valeur, et j'aurais pu admirer le spectacle assis en tailleur."

Le Marquis se jura bien vite de ne plus s'y laisser prendre : plutôt que de vouloir jouer au cœur tendre, il vaut toujours mieux opter pour l'esclandre.


Comme chaque soir, le Marquis se recueillait dans la fraîcheur du lac d'Astrub, l'air débonnaire, et faisait le bilan de sa journée, au fond très ordinaire. Là se trouvait le paradoxe du personnage : en cherchant irrémédiablement à s’extirper de la monotonie, l'originalité devenait banalité ! Ce n'était pourtant pas la réflexion que se faisait monsieur le Marquis face au rayonnement de l'astre de la Nuit. Au premier rang de ses préoccupations nocturnes figurait une interrogation jusqu'ici taciturne :

"Cela fait maintenant dix ans jour pour jour
Que, parcourant les villes, champs et faubourgs,
Je m'agite, sue, parfois tue et m'évertue
A vouloir maîtriser cet indomptable flux,
Fait d'excursions derrière tous les murs érigés,
Fait d'expéditions hors des figures de la banalité,
Fait d'irruption par-delà l'ordinaire toujours recommencé,
Multipliant les audaces et les risques inconsidérés."

"Jamais l'orage de la mésaventure ne tomba sur moi,
Jamais la rage d'une blessure ne me menaça,
Si bien qu'il semble légitime de m'interroger,
Sans me faire la victime de pulsion irraisonnées,
Si ce succès esquissant jusqu'ici ce sourire insistant,
Si ce triomphe qui se fait si constant,
Ne fait que relever de la coïncidence,
Ou s'il faut y déceler la main de la Providence"


A ce monologue se substitua dans un premier temps un silence bien pesant, un interminable blanc au terme duquel le Marquis se trouvait bien contrit. Et si quelqu'un l'avait entendu ? Si ses frasques sont connues, le bon sens voudrait tout de même que l'on fut surpris de cet appel à cette déesse qu'il hypostasie.
Nul ne sait cependant si quiconque dans les environs put assister à ce qui se passa par la suite, si quelqu'un pourrait un jour témoigner de cette rencontre peu fortuite... Alors que le Marquis s’apprêtait a rebrousser chemin, alors qu'après l'avoir lu, il rangeait résigné son parchemin, il suffit dans le lac d'une bulle puis d'une autre pour qu'il se plongea dans ses patenôtres ; sans doute sous l'impulsion de sa poussée mystique, du ciel d'Astrub sourdait le changement climatique : ainsi le lac d'ordinaire grouillant de poissons fut rapidement mis à sac par un puissant typhon. A la quiétude du lac a succédé toute cette agitation, engendrant après le ressac un plaisant tourbillon, s'élevant dans les airs au-dessus du tumulte et laissant apparaître une déesse bien occulte.

"Toi qui me fis l'honneur de disserter en prose,
Laisse moi faire de même et voguons vers l'osmose ;
Car depuis tout ce temps je l'ai bien ressenti,
Ton parcours harassant tout entier me séduit !
Il n'est donc pas de moment mieux choisi
Pour clamer : c'est ton esprit qu'aujourd'hui j'investi !

Car je serais ta Dame pour le restant de ta vie,
Car c'est à ta flamme que maintenant je m'unis,
Et je serais la femme qui t'admire et te prémunit,
Et tu seras l'ami qui m'applaudit et me prie,
Pour que le Marquis soit réjoui et que Shariva rie."

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